Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans la forêt, Oleria et deux elfes emmènent la Compagnie en direction de l’Otlorian. Les elfes de la forêt marchent en avant, suivis d’Eolias et d’Acktalim, de Tara et Agon, de Jarel et Oran puis de Terkim.
Eolias : Cette eau ...J’ai vu de nombreuses choses. Certaines n’avaient jamais eu lieu.
Acktalim : Vous pouvez y voir le passé, le présent ou l’avenir, un avenir qui peut ou non se passer. Mais cela ne doit vous affecter, vous devez agir comme vous l’avez toujours fait.
Ils arrivent devant l’Otlorian. Il y a trois barques à l’eau réservées à la Compagnie où les bagages sont déjà installés.
Oleria : C’est ici que nos chemins se séparent. J’espère que nombre d’entre vous ne craignent l’eau.
Terkim : Nous craignons surtout de quitter vos terres. Leurs bienfaits ne feront plus effet bien longtemps.
Oleria : Il est temps pour vous de partir. Des présents et des vivres vous ont été confiés, en espérant qu’ils vous apporteront de l’aide. Maintenant, embarquez.
Tara monte dans la barque avec Jarel, Oran avec Acktalim et Agon et Eolias avec Terkim.
Oleria : J’espère que vous irez loin. Plus vous ferez de chemin sur ces barques, moins vous aurez à faire à pied. Soyez forts mes amis, car oui, maintenant considérez-vous comme les amis des elfes.
Agon : Et vous, considérez-vous comme l’ami de toutes les races que nous représentons.
Oleria : Elle leur sourit. Partez le cœur léger. Notre pouvoir vous protégera pour le temps qu’il vous faudra.
Les elfes poussent les embarcations et la compagnie commence à pagayer. Plus le temps passe et plus les terres s’éloignent. Ils voient la dame Oleria devenir de plus en plus petite alors qu’elle leur fait un signe de main pour leur dire au revoir.
Terkim : Je n’ai jamais vu plus belle femme que la dame Oleria. Un nouvel espoir me poussera à me battre pour réussir cette quête, l’espoir de revoir cette dame.
Eolias : Si nous survivons, je vous y mènerais une nouvelle fois de bon cœur ...
Terkim : ... Et moi, je vous emmènerais à l’intérieur de mines bien plus belles que celles que nous construisons maintenant, nous autres nains.
Tara : Sur quelle distance pensez-vous que nous traverserons cette rivière ?
Jarel : Je ne suis pas le guide de la compagnie, je ne fais que conseiller Acktalim. Mais s’il me demandait mon avis, je traverserais l’affluent. Cela nous rapprocherait beaucoup de la terre que nous cherchons à atteindre.
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Posté le 31.08.2007 par nienna
De retour chez Oleria. Tara ne voit plus rien. Elle est sous le choc et se met à pleurer.
Oleria : Je vous avais dit. C’était une épreuve difficile.
Tara : Souriante : Au contraire. C’a été fabuleux et cela m’a fait du bien.
Oleria : Qui d’autre veut y aller.
Eolias : Puis-je ?
Oleria : Approchez.
Eolias s’approche.
Terkim : Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous vu ?
Tara : Ma mère.
Terkim : Etait-ce ... douloureux ?
Tara : Oui, et pourtant je suis heureuse. Je ne sais que vous dire car je ne sais comment m’exprimer justement.
Eolias regarde dans l’eau puis il voit son père devant Maer.
[i]Elrohir : Maer, cette nouvelle est un fardeau pour nous tous. Votre fille nous manquera à tous. Et je sais combien vous l’aimiez.
Maer : Oui, mais Mawerick aura sûrement plus de mal à s’en remettre. C’est une rude épreuve pour tous les elfes.
Elrohir : Les elfes de Nimorn vont chanter une complainte en son honneur. Venez nous rendre visite pour l’écouter.
Maer : Hélas, je ne peux m’y rendre. Il me faut m’occuper d’Eamanë, la fille de Indis.
Elrohir : Comment va-t-elle ?
Maer : C’est un bébé, elle n’a qu’un an.
Ils se dirigent vers le berceau dans lequel Tara dort. A côté, Eolias la berce.
Eolias : Est-ce elle ?
Elrohir : Oui, mon fils. Eamanë, fille de Indis. Même jeune, elle est aussi belle que sa mère.
Maer : Mais elle ne saura jamais qui elle est.
Elrohir : Que voulez-vous dire, seigneur ?
Maer : Elle va nous quitter dans deux jours. Le seigneur Agon l’emmène chez des paysans dans une région isolée.
Elrohir : Elle ne sera pas dame d’Avalon ? Mais pour quelles raisons ?
Maer : Pour elle. Indis voulait le mieux pour elle, et le mieux pour l’instant est de la tenir isolée de ces massacres.
Elrohir : Alors, les elfes seront d’autant plus attristés.
Maer : Mais ne craignez rien. Le temps venu, elle nous reviendra.
Elrohir : Mon cœur sera alors plus léger et je l’attendrai le temps qu’il faudra.
Elrohir et Maer s’en vont en parlant mais Eolias reste à la bercer.
Eolias : Le crépuscule et la nuit des elfes arrivent. Mais viendra un jour où l’aube reparaîtra. Et le soleil illuminera. Ses beaux cheveux de l’espoir. Qu’elle nous apportera enfin. Notre étoile nous a quittés. Mais une autre s’élève. La plus belle qui ne sera jamais.
A Font-De-L’Ombre, quelques mois plus tard. Maer rejoint Elrohir dans une salle.
Maer : Il s’agit bien d’un Ubral. Ces façons d’agir dans le dos, cette férocité !
Elrohir : Je croyais que nous étions venus à bout de tous…
Maer : Je le pensais aussi… Ces immondes êtres semblent me hanter. Ils ont pris mon père, mon frère et maintenant ma fille !
Elrohir : Nous ne laisserons pas faire !
Maer : Hélas, je n’ai plus le cœur à rien, hormis pleurer ma fille.
Dans Font-De-L’Ombre, Elùng et Eolias s’entraînent à l’arc. Acktalim arrive.
Acktalim : Je ne suis pas étonné de vous voir ainsi. Où est votre père ?
Elùng : Il s’est absenté.
Eolias : Il est allé rendre visite au seigneur Maer.
Acktalim : Oui, cela fait maintenant dix ans qu’Indis nous a quittés. Quelle tristesse.
Elùng : Quelle est la raison de votre visite ?
Acktalim : Je souhaitais m’entretenir avec votre père. Elùng, pourriez-vous m’accompagner jusqu’à Avalon ?
Eolias : Je peux m’en charger, si vous le voulez. Elùng gouverne Nimorn en l’absence de notre père.
Acktalim : Eolias, le temps viendra où vous quitterez cette forêt et où vous accomplirez de hauts faits. Mais ce n’est pas votre heure. Patientez.
Eolias : Dois-je encore restez enfermé longtemps ici ?
Acktalim : Vous me connaissez, je ne vous dirai pas plus de ce que vous devez savoir. Mais vous n’en aurez plus pour long.
Dans le futur, Eolias voit son père et son frère tristes. Puis il se voit à Sharika et une jeune elfe de quatre ans lui saute dans les bras. Il est heureux et il a la couronne de Font-De-L’Ombre.[/i]
Posté le 31.08.2007 par nienna
Oleria les emmène dans une salle voisine d’où se trouvait la compagnie. Elle les emmène devant un bol rempli d’eau.
Oleria : C’est ici. Tara, avancez-vous. N’ayez pas peur.
Tara s’avance, au début, elle ne voit rien.
[i]Puis, elle voit Maer dans sa demeure à Avalon. Puis elle voit sa mère et son père s’avancer.
Maer : Es-tu sure de ce que tu vas faire ? Ce n’est pas un choix innocent.
Indis : Je n’en doute pas. Mais c’est mon choix, et j’y ai longuement réfléchi.
Maer : Rowad, pourriez-vous nous laisser seul ?
Rowad : Il s’incline. Bien sûr, mon seigneur.
Il s’en va.
Maer : Ce que tu m’as demandé sera irrévocable.
Indis : Je sais, et j’ai pris le temps qu’il fallait pour y réfléchir.
Maer : La vie des Elfes va te quitter, tu ne pourras pas y remédier.
Indis : Père, je sais au fond de moi que c’est ce qu’il y a de mieux pour moi.
Maer : Et où iras-tu ? Ces terres ne sont plus sûres pour les elfes, alors elles ne seront pas non plus sûres pour un humain.
Indis : Je rejoindrai Oleria dans ses forêts.
Maer : Indis, je ne puis me résoudre à ce que la vie des Elfes ne te quitte.
Indis : N’est-ce pas ma vie ? Je ne pourrais supporter la perte de Rowad car vous savez qu’il n’est pas immortel.
Maer : S’il t’arrivait malheur, je ne le supporterais pas, tout comme ton frère.
Indis : Alors, je rejoindrais notre mère dans la demeure de Namo et tous les ancêtres des elfes. Promets-moi, que si la vie me quittait, tu ferais ce qu’il y a de mieux pour Eamanë.
Maer : Indis, pourquoi es-tu aussi pessimiste ?
Indis : Elle est la plus belle chose qu’il me soit arrivé après mon mariage.
Maer : Et toi, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée. Et pourtant, je ne puis te garder à mes côtés. J’espère faire le bon choix en te laissant quitter ces terres, mais mon cœur y répugne. Ta fille sera dame d’Avalon, elle sera adulée comme toi tu l’as toujours été.
Indis : Prends soin d’elle s’il m’arrive quelque chose, fais le meilleur pour elle.
Un peu plus tard, Maer discute avec Rowad.
Maer : Ma fille va vous suivre à travers de nombreuses terres sauvages. Elle est ce qu’il me reste de plus cher. Bien sûr, il y a Mawerick, mais il n’est pas le portrait craché de sa mère. Il ne me rappelle pas sa défunte mère.
Rowad : Mon seigneur, vous savez combien j’aime votre fille. Vous êtes le seul à m’avoir jamais recueilli et montrer ce qu’est l’amour d’un père.
Maer : Tu es sage et bon, Rowad. C’est ce que ma fille a vu en premier chez toi, et moi aussi d’ailleurs. De tous les représentants du peuple perdu des Nallim, vous êtes celui qui m’a prouvé que vous n’étiez pas perdu.
Rowad : Mon seigneur, je vous respecte comme je respecterais mon père. Ayez confiance en moi, comme vous l’avez toujours fait. Je veillerais sur elle, de la même manière que les Elfes ont veillée sur les cristaux d’émeraude.
Maer : Ne parlez plus de cela ici, Rowad. Mais je sais que vous me serez toujours loyal. Allez, mais mon esprit ne sera pas paisible.
Encore un peu plus tard, Mawerick et Tara discutent.
Mawerick : Je ne veux pas que tu partes. Tu ne serais pas folle ? Ce Rowad t’a fait tourner la tête.
Indis : Tu l’aimais bien, il n’y a pas si longtemps.
Mawerick : Ce n’est plus la même chose ni la même situation.
Indis : J’ai bien peur que tu ne ressembles à notre père ! Comprends-moi, Mawerick, je l’aime comme je n’aimerais personne. Il est le seul qui peut me rendre heureuse à part toi.
Mawerick : Je sais qu’il te convient à la perfection, mais te perdre me répugne. Tu sais combien tu comptes pour moi.
Indis : Et toi aussi, mais mon cœur appartient maintenant à un autre.
Mawerick : Tu reviendras souvent ici ?
Indis : Elle lui sourit. Ma fille ne doit-elle pas connaître son oncle ? Surtout un tel oncle. Tu es la personne la plus formidable que je ne connaîtrais jamais.
Indis et Mawerick s’enlacent.
Mawerick : Je t’aime.
Indis : En souriant : Moi aussi. Qui aurait cru que les seigneurs d’Avalon soient aussi touchés par le départ d’un elfe.
Mawerick : Tu n’es pas un simple elfe, bon nombre d’entre nous te regretteront.
Quelques jours plus tard, Aelis, Indis, Rowad, Tara (dans les bras de Indis) et cinq autres elfes marchent sur les terres sauvages.
Aelis : Malgré tout ce que disent les autres elfes, je pense que tu fais ce qu’il y a de mieux pour toi. Mais je comprends que Mawerick ait du mal à te laisser partir, nous tenons tous à toi.
Indis : Tu as toujours été présent pour moi, je t’en remercie.
Aelis : Ton père aimerait me nommer conseiller.
Indis : Il a toujours fait de très bon choix, mais celui-ci est le meilleur qu’il n’ait jamais fait.
Aelis : Indis ! Ne dis pas n’importe quoi !
Indis : Tu sais que je t’adore.
Des orques attaquent par surprise l’escorte. Il tue tout le monde, mais Aelis n’est que blesser. En se faisant attaquer, Indis protégeait Tara. Mais elle n’est que mortellement blesser. Rowad tombe mort à côté d’elle et Indis est triste de le voir mort à côté d’elle. Tous les autres elfes sont morts quand Mawerick et Agon arrivent avec une escorte de dix elfes. Ils tuent tous les orques et Mawerick se précipite vers Indis.
Mawerick : Indis ! Oh non ! Indis !
Indis : Epuisée : Mawerick ! Si tu savais combien je suis désolée.
Mawerick : Ô mais tu n’as pas à t’excuser. Nous aurions dû venir plus tôt. A Agon : Seigneur Agon ! Indis ! Elle ... Tara ! Il prend Tara dans ses bras. Elle va bien. Indis est vivante, il faut l’emmener à Avalon.
Agon : Tout comme Aelis, il semble qu’il soit les seuls à avoir survécu.
Mawerick : Aux autres elfes : Vite, prenez le corps de Rowad. Agon, pourriez-vous vous occuper de Tara ?
Agon prend Tara qui était dans les bras de Mawerick. Mawerick prend Indis dans ses bras et remonte sur son cheval. L’escorte galope jusqu’à Avalon. A leur arrivée dans la citadelle, de nombreux elfes et Maer accourent vers les cavaliers.
Maer : En voyant Indis et Rowad. Que s’est-il passé ?
Agon : Des orques les ont attaqués par surprise. Ils n’étaient pas préparés.
Mawerick : Indis est encore vivante.
Dans une chambre d’Avalon. Indis est allongée dans un lit, inconsciente. Tara est posée dans un berceau à ses côtés. Maer et un elfe sont debout près du lit.
Elfe : Je ne comprends pas, nous avons fait notre possible pour la guérir mais son état ne s’améliore pas, au contraire.
Maer : Que voulez-vous dire ?
Elfe : J’ai bien peur qu’elle ne souhaite plus vivre, qu’elle ne se laisse mourir.
Maer : Mais pourquoi ?
Elfe : Je crains que la perte du seigneur Rowad ait été trop dure pour elle.
L’elfe s’incline et part. Maer regarde sa fille et prend Tara dans ses bras. Il sort et rejoint Agon et Mawerick qui regardaient aux alentours. Mawerick a les yeux rouges tellement il pleure.
Mawerick : Où ... Où est Indis ?
Maer : J’ai bien peur qu’elle ne puisse pas s’en sortir.
Mawerick : Mais ... Elle était vivante.
Maer : Elle ne supporte pas la perte de Rowad.
Agon : C’est bien ce que je craignais. Indis a toujours été ainsi.
Maer : Agon, pourriez-vous prendre Tara et l’emmener dans des terres reculées, près des votre. Indis voulait le mieux pour elle, et moi aussi. Nous la protégerons du mieux que nous le pourrons, mais loin d’ici. Cette attaque me semble tellement étrange ! Quelque chose se prépare, je le ressens au fond de moi !
Agon : Je vais l’y emmener dès maintenant, je connais des hommes qui sauront s’occuper d’elle à la perfection.
Maer : Merci.[/i]
Posté le 31.08.2007 par nienna
Un peu plus tard, alors que la compagnie fait ses bagages, Oleria les rejoint.
Oleria : Il ne me sera pas possible de vous apporter mon aide pendant votre aventure. Cependant, je puis faire quelque chose que peu de individus que vous rencontrerez pourront vous donner. C’est un privilège que seuls les elfes ont pu découvrir. Il est une source qui donne une eau qui permet de voir dans le temps. Cette source n’est plus de ces terres, elle se trouvait sur d’anciennes terres d’où les elfes proviennent ; mais en partant, les elfes ont pris cette eau. Nous ne l’utilisons que rarement car nous n’en possédons pas à volonté. Mais je vous propose de goûter à ce privilège.
Terkim : N’y a-t-il pas là quelque piège ?
Oleria : Non, mais il y a le risque de voir ce que vous ne vouliez pas voir ou que vous n’assumerez jamais. Ce que vous verrez pourrait déterminer le monde. A vous de voir si vous pouvez dépasser votre crainte. Alors, qui ce risque à cela ?
Tara : Je le souhaite, si cela m’est possible.
Eolias : Verrons-nous des choses qui nous concernent ?
Oleria : Il se peut, ou non ; car personne ne sait à l’avance ce qu’il verra. Mais vous pourrez voir des faits passés que vous n’avez jamais vus, mais qui vous concernent.
Eolias : Alors, je m’y risquerais.
Acktalim : Ce n’est pas bon pour un mage de voir de telles choses.
Agon : J’aimerais moi aussi avoir accès à cette magie.
Jarel : Moi aussi.
Oran : Hésitant : Et moi de même.
Oleria : Alors, suivez-moi.
Posté le 31.08.2007 par nienna
Agon, Jarel, Oran et Terkim sont assis contre plusieurs branches et discutent.
Terkim : Ces terres sont remarquables. Jamais je n’aurais cru aimer une terre elfique.
Oran : Je ne comprends pas pourquoi vous êtes si hostile avec les elfes.
Terkim : C’est une histoire bien compliquée, mais chacune de nos races ne fait rien pour stopper cette antipathie, dirons-nous. Les elfes nous voient d’un mauvais œil et les nains les voient comme des êtres hautains et arrogants. Mais je suis prêt à changer d’avis si tous les elfes ressemblent à ceux que j’ai aperçus.
Oran : En tous cas, je me sens ici comme chez moi, en étant un peu plus en paix. Ivre de joie et pauvre de crainte.
Agon : Oui, nous pourrions presque oublier que nous sommes partis pour la mission la plus périlleuse que nous connaissions !
Jarel : Plus le temps passe, et plus la Mauranie se rapproche, avec ses maléfices !
Oran : Nous savions ce qui nous attendait avant de quitter Avalon.
Agon : Oui, et pourtant ! Le jour où viendra le moment pour nous de nous séparer…
Jarel : Ne parlons pas de cela dans un si bel endroit ! Pour l’heure, goûtons à la paix du domaine d’Oleria.
Dans la salle où s’entretiennent Oleria et Acktalim.
Oleria : Ainsi, vous êtes passés par bien des obstacles, vous et votre compagnie. Hélas, ces terres ne vous seront d’aucun secours, ou alors, il ne durera que peu de temps. Une ombre venant du Nord et de l’Ouest grandi et même le cœur des elfes s’assombrit.
Acktalim : Cette ombre, aurait-elle un rapport avec la Gabily ?
Oleria : De nombreuses troupes d’orques traversent l’Estelan pour rejoindre cette terre maléfique. Votre tâche se révèlera plus difficile que vous ne le pensiez, même un cœur vaillant faillirait devant une telle aventure.
Acktalim : Alors, vous n’avez jamais rencontré les hommes de notre Compagnie.
Oleria : Il est vrai. Maintenant, reposez-vous. Je n’ai fait que vous importuner à propos de mes questions depuis votre arrivée et je m’en excuse. Votre voyage a dû être éprouvant ; prenez place ici et restez le temps que vous voudrez, même s’il serait bon pour vous de ne pas vous attarder dans la forêt. Mais mes elfes et moi ne sommes que de passage, lointaine est l’époque où nous pouvions nous abriter ici en paix. Allez dans votre demeure. Peut-être reparlerons-nous demain.
Oleria sort de la salle.
Le lendemain matin, une grande table pour neuf est installée. Oleria est déjà assise lorsque la Compagnie s’assied à sa table. Ils s’inclinent tous avant de s’asseoir.
Eolias : Votre seigneurie, c’est un honneur que d’être assis à, vos côtés.
Oleria : C’est à moi d’être honorée par votre présence. Il y a Agon, seigneur perdu de bien des terres et parent éloigné des Seigneurs Tanith à qui appartiennent de nombreuses terres dans les régions orientales ; Terkim, fils de Terhos, grand seigneur nain de la forge ; Jarel, grand combattant pour son seigneur qui mérite de nombreuses récompenses. Il y a vous, Acktalim Le Sage, dont la réputation n’est plus à dire car elle vous précède ; Eolias, fils d’Elrohir, grand seigneur de la sagesse elfique que je respecte autant que notre seigneur Maer et qui gouverne Nimorn. Il y a aussi Tara, fille du premier Nallim qui rejoint son peuple natif et d’Indis, fille elle-même du grand Seigneur Maer qui n’est plus à présenter, m’est avis ; et surtout, Oran, fils de Rodan, grand capitaine qui servi la Résistance avec bravoure et l’un des seuls Nallim qui quitta son ordre pour sa liberté. Alors, est-ce vous ou une elfe dont la lignée n’est pas des plus pures qu’il faut honorer ?
Tara : Vous faites des éloges à propos des autres, mais semblez oublier votre propre personne. Et c’est en cela que je suis honorée de vous rencontrer. Vous êtes grande et bonne, comme le disent les légendes.
Oleria : Ne les croyez pas toutes relatant la vérité, sinon vous ne seriez pas ici. Car bien des légendes annonçaient les Ubrals disparus mais il n’en est rien. Je suis désolé de vous apporter de telles pensées, mais je pense avoir pour vous quelque idée pour fuir l’ennemi.
Jarel : Quelle est elle ? Cela nous aiderait beaucoup, car dans notre tourmente, nous n’avons pas réfléchit à la façon d’éviter l’ennemi tout en se rapprochant de lui.
Oleria : Vous vous trouvez à moins d’une journée de marche de l’Otlorian. L’une de ses branches rejoint l’Andora et vous fera économiser bons nombres d’heures pour rejoindre la Mauranie. Nous vous fournirons quelques barques elfiques qui vous camoufleront par leur revêtement.
Oran : Comment vous remercier ?
Oleria : Portez l’espoir que vous avez en vous et le diffuser partout où votre destin vous mènera. Ainsi je saurais que notre Résistance n’est pas vaine. J’ai confiance en vous, Agon, fils du premier homme qui foula cette terre bénie, et en votre compagnie. Je sens que vous aurez besoin d’aide Agon, et vos amis seront présents dans votre entourage ou dans votre cœur. Soyez béni par la grâce des Elfes. Soyez béni par la grâce qui a été accordée aux elfes. Lorsque vous serez prêts, nous vous conduirons à l’Otlorian.
Posté le 31.08.2007 par nienna
La compagnie et Alimuin arrivent sur les terres elfiques. La reine Oleria les accueille et tous se prosternent sans oser la regarder.
Oleria : Voici donc la compagnie qui est partie d’Avalon.
Alimuin : Ils sont sept. Ils étaient poursuivis par les esclaves du Roi, c’est pourquoi le nain est ici.
Oleria : Je pense qu’il est temps que nos querelles cessent. L’ennemi est habile et il saura jouer de nous pour accéder à son but. Mais soyez tous les bienvenus en ma demeure, même si vous y seriez plus heureux dans des temps plus propices à la joie. Ma porte vous est ouverte, le temps qu’il vous faudra pour reprendre des forces et repartir à votre tâche. Votre quête est dangereuse mais votre cœur vaillant. Cependant, n’oubliez pas que ce sera grâce à vous que nos terres seront sauvées, il faudra donc prendre garde à l’ennemi et à ses pièges. Elle leur sourit. Maintenant, allez vous reposer. Acktalim, j’aimerais m’entretenir avec vous.
Acktalim : Ce serait un honneur. Nous avons beaucoup de chose à nous dire.
Oleria : Le monde change et votre sagesse est d’usage. Comme je vous l’ai dit, reposez-vous. Votre voyage a du être éprouvant et vous n’en êtes qu’au commencement.
Dans l’un des plus beaux arbres, sur la plus belle plateforme, Oleria et Acktalim s’entretiennent assis dans une sorte de canapé. De nombreuses tables en verre servent d’appui à des lampes qui éclairent de couleurs or et bleue.
Oleria : L’aube d’un grand changement approche ; et vous, Acktalim Le Sage, êtes en route pour la Mauranie avec la Compagnie d’Avalon.
Acktalim : Il est vrai, ma dame.
Oleria : Expliquez-moi, Acktalim, votre aventure depuis Avalon, grande cité du seigneur Maer à mes terres, si je puis les appeler ainsi. Dites-moi, je suis avide de vos révélations.
A l’étage de la citadelle où la Compagnie est logée. Tara et Eolias discutent ensemble dans un coin isolé.
Eolias : Tout elfe rêve d’entrer sur cette terre comme à Avalon. C’est un lieu bien plus beau que je ne l’imaginais.
Tara : Je croyais que vous aviez visité nombres de terres.
Eolias : Oui, mais je n’avais jamais pu me rendre ici. Mon cœur le désirait pourtant avidement. Pourrais-je savoir, si cela ne cous gêne pas, d’où vous venez.
Tara : De bien des endroits, et pourtant, je ne sais d’où exactement.
Eolias : Vous êtes dame d’Avalon, Tara. Votre cœur appartient aux elfes que cela provienne de votre père comme de votre mère.
Tara : Pourquoi tant de gens me connaissent mieux que moi-même ?
Eolias : Vous n’êtes pas fille d’inconnus. Votre réputation vous a précédé sur les terres elfiques. Mais parlons d’autres choses, voulez-vous ? Pourquoi s’attarder à de tels faits douloureux ?
Tara : Et pourtant, notre avenir ne sera pas plus ensoleillé. Je ne sais ce que vous ressentez, mais je ne pressens pas que de la lumière dans nos cœurs.
Eolias : Je ne puis m’avancer dans de fausses prédictions. Je n’ai pas assez de pouvoir, je ne suis pas aussi puissant que le seigneur Maer. Lui est un seigneur de grande race, ma famille n’est pas aussi prestigieuse.
Tara : Le prestige n’est rien, la vaillance et le courage sont bien plus importants.
Eolias : Heureux. Voici bien le discours d’une fille de Maer.
Ils sourient.
Posté le 31.08.2007 par nienna
Ils atteignent cette sorte de forêt et se cachent derrière les arbres. En même temps, les Seïder arrivent où se tenait la compagnie peu de temps avant. L’un d’eux descend de son cheval (leur chef) et fait le tour de l’endroit où était la compagnie.
Il hurle encore avec un bruit strident, suivi par les deux autres. Oran se sent mal, il transpire et a du mal à respirer. Il bouge derrière son arbre et, sans faire exprès, il marche sur une brindille qui craque sous son pied. Ca lui coupe le souffle. Les Seïder tournent la tête simultanément vers la forêt. Leur chef remonte sur son cheval et reste un instant sans rien faire. Le temps se couvre et devient menaçant. Un éclair se dessine sur le ciel quand le chef des Seïder hurle et son cheval hennit et se cabre. Il sort son épée suivi des deux autres. Ils regardent aux alentours et partent dans la direction opposée à la forêt. La pluie commence à tomber, plus le temps passe et plus elle s’intensifie. La végétation autour des Seïder est brûlée.
Tara : Toujours un peu inquiète – à voix basse : Alors, Terkim, que pensez-vous des Seïder ?
Terkim : Ils ne sont que trois, et nous les craignons ?
Eolias : Regardez plus attentivement, maître nain, et vous verrez que toute la végétation aux alentours d’où ils se tenaient est morte. Ils ne sont que trois, mais les trois plus puissants.
Acktalim : Il faut partir, ce n’est pas parce que vous les avez vus partir qu’ils sont loin.
Ils commencent à s’enfoncer dans la forêt.
Oran : Où sommes-nous ? Aucune carte des Terres Ancestrales ne montre cette forêt.
Jarel : La forêt des temps perdus. Elle n’est marquée nulle part et personne ne sait jamais où elle se trouve car elle s’enfuit des mémoires au fil du temps.
Eolias : Elle est le tombeau de mes aïeux. Un arbre bouge. Nous ne sommes pas seuls.
Tara : Peut-être est-ce des elfes ?
Eolias : Les elfes ne font pas autant de bruit. Ils se lient avec la nature, ne font qu’un avec elle.
Le vent souffle et s’amplifie avec la pluie.
Oran : Il ne faudrait pas trouver un abri ? Plus le temps passe et plus la tempête grandit.
Acktalim : Ce ne serait pas sans dangers. Comme l’a dit Eolias, nous sommes épiés. De plus, les Seïder ne semblent pas loin.
Ils accélèrent le pas. Le cri d’un Seïder se fait entendre ce qui fait s’arrêter net Acktalim puis il recommence à marcher rapidement. Soudain, un Seïder apparaît devant eux, ce qui fait hurler Tara. Automatiquement, la compagnie fait demi-tour et s’enfuit de l’autre côté en courant. Un autre Seïder apparaît devant eux tout en hurlant. La compagnie fait un quart de tour à droite et s’enfuit à travers les arbres, pourchassée par les deux Seïder, très vite rejoints pas le troisième. Ils s’enfoncent de plus en plus dans la forêt qui est de plus en plus dense. Les Seïder ont de plus en plus de mal à avancer facilement dedans et à chaque fois qu’ils sont retenus par une branche, ils hurlent. Les arbres leur barrent en quelque sorte le passage et les chevaux sont assez amochés. Puis de nulle part sortent des flèches qui visent les Seïder. Ceux-ci sont touchés une bonne dizaine fois lorsqu’ils s’arrêtent. Leurs chevaux sont pleins de flèches. La compagnie en profite pour s’enfuir un peu plus loin et se cacher derrière les arbres. Les Seïder hurlent avec un bruit le plus strident qu’il n’y ait jamais eu et regardent aux alentours. Leur chef part dans la direction opposée, suivi de ses acolytes. Puis un elfe blond en tenue noble apparaît d’où sont partis les Seïder, suivi de deux autres elfes : il s’agit d’Alimuin.
Alimuin : Acktalim Le Sage. Voici donc la Compagnie qui a quitté Avalon pour les terres mortes. Mais pourquoi avoir rejoint cette forêt ? Vous êtes bien loin de votre but et nous ne sommes pas dans le besoin que peut offrir votre compagnie, si nos renseignements sont exacts. Comme vous pouvez voir, nous savons encore bien nous défendre…
Agon : Nous étions poursuivis par les Seïder, comme vous avez pu vous rendre compte.
Alimuin : Oui, ceux-ci rôdaient autour de cette forêt depuis quelques jours.
Jarel : Pourriez-vous nous offrir votre protection ? Nous ne savons pas où nous abriter.
Alimuin : Hélas, je crains que ce ne soit possible.
Eolias : Que voulez-vous dire ? Nous avons besoin de votre hospitalité. Et votre reine aurait bien changé si elle ne nous recevais pas, de nombreux chants clament votre accueil.
Alimuin : Oh, mais je ne doute pas de ce que vous venez d’énoncer et notre hospitalité n’a en rien changé. Cependant, aucun nain ni aucun homme, ni aucune race autre qu’elfique n’est jamais entrée sur nos territoires.
Agon : Alimuin, s’il vous plait, vous connaissez notre tâche.
Acktalim : Le seigneur Maer nous a fait confiance, alors voyez en nous des amis.
Alimuin : Considérez-vous comme nos amis, nous vous emmènerons devant notre reine. Néanmoins, le nain ne peut vous accompagner. Il restera ici, protégé par mes hommes.
Terkim : Il est hors de question que je reste à l’écart entouré d’elfes qui n’ont qu’une envie, que je me fasse prendre par ces drôles de cavaliers. Les Seïder rôdent par ici, ils reviendront.
Alimuin : Ne craigniez rien, ils n’auront plus la possibilité de venir sur nos terres. Et malgré notre aversion pour les nains, nous ne souhaitons absolument pas que les cavaliers du Noir vous capturent.
Agon : S’il vous plait, vous êtes l’un des plus sages elfes que ces terres n’aient jamais connus, si je ne me trompe. Terkim est bien nain, et je connais votre répulsion pour sa race ; mais ne sommes-nous pas des alliés ? Peut-être pas des amis mais nous combattons un même ennemi.
Alimuin : Il regarde les elfes qui sont à ses côtés. Donnez vos armes, nain, et nous vous laisserons entrer dans notre demeure. Ne vous permettez jamais de ne poser qu’un seul œil sur notre reine. Si, à un seul moment, vous ne faites qu’une petite erreur, vous serez condamné à la mort.
Terkim : Agacé : Ah, ces elfes !
Il enlève sa hache et toutes ses autres armes.
Tara : Je serais vous, Terkim, je me tairais. Si j’ai compris, ce n’est pas dans l’habitude des elfes de recueillir un nain sur leurs terres. Vous devriez être honoré d’être le premier nain à poser un pied chez les elfes.
Alimuin : Malgré notre souplesse, personne ne doit savoir comment aller chez notre reine, et vous ne ferez pas exception. Pour cela, nous devons vous bander les yeux. Mais aillez confiance, je ne vous mènerais pas par des chemins qui vous blesseraient.
Posté le 31.08.2007 par nienna
La compagnie traverse plusieurs prairies pendant quatre jours sans s’arrêter. Ils traversent une colline et redescendent dans une vallée plane et florissante. Un petit ruisseau, un affluent de l’Andora, traverse la vallée. La compagnie passe à sa droite et rejoint une autre colline. Ils s’arrêtent à l’abri, à quelques mètres du sommet. Terkim s’assied au sol, épuisé. Les autres restent debout et regarde les alentours.
Acktalim : Reprenez rapidement des forces et repartons. Le danger rôde toujours.
Terkim : Quatre jours que l’on marche sans une seule pose. Même un nain ne tient pas à une telle cadence.
Tara : Prenez l’habitude, maître nain, d’être soumis à de telles épreuves. L’avenir semble en être rempli.
Eolias monte sur le sommet de la colline et observe le paysage. Il reste collé en direction de la Mauranie car il voit au loin une troupe sortir de cette terre.
Eolias : Acktalim ! Nous avons un problème.
Acktalim : En rejoignant Eolias. Que se passe-t-il, Eolias ?
Eolias : En montrant du doigt le point noir qui représente la troupe. Une troupe, sûrement d’orque, quitte la Mauranie.
Acktalim : Nous ont-ils repérés ?
Eolias : Je ne crois pas, il semble se diriger plus au Nord. Ils paraissent avoir autre chose à faire que de nous surveiller.
Acktalim : Voici donc la raison pour laquelle le Gabily est en plein mouvement, il souhaite sûrement y envoyer son armée.
Agon les rejoint, suivi de toute la Compagnie.
Agon : Je croyais que cette terre n’était fertile en rien.
Acktalim : Les orques n’ont besoin de rien pour se développer et ils sont faciles à asservir par la menace. Si mes craintes sont fondées, vous aurez à faire avec des êtres qui n’ont peur de rien sauf de leur maître.
Tara : Que va-t-il se passer ?
Jarel : Urgh est prêt à passer à l’attaque contre les Résistants, n’est-ce pas ?
Acktalim : Il l’est depuis longtemps, Jarel. Mais il semble qu’il se soit trouvé de nouveaux alliés puissants qui le rendent sûr de lui.
Agon : Alors, dépêchons-nous ! Nous devons surprendre l’ennemi.
Ils marchent pendant le reste de la journée et les deux jours qui suivent. Au milieu de la journée, ils font une pause dans un terrain découvert. Eolias part regarder les environs pendant que les autres se reposent et revient en courrant.
Eolias : Acktalim ! Je crois que les Seïder ont suivi nos traces. Ils sont à deux lieues tout au plus.
Tara : Ils sont très près, en effet.
Oran : Trop près, et le terrain est découvert.
Chacun se regarde puis ils courent tous en direction des arbres qui sont à l’Ouest qui forment une forêt.
Terkim : Est-ce ainsi que l’on traite un nain ? Une course effrénée depuis des jours à fuir des ombres que je n’ai jamais vues.
Tara : Ne vous en plaigniez pas, maître nain. Ce ne sont pas des choses à voir.
Terkim : Comment sont-ils ?
Tara : Je me demande s’il y a un mot dans tous les langages de cette terre pour les qualifier ! Parlons-en plus tard, il est temps de courir et non de discourir.
Posté le 31.08.2007 par nienna
Deux heures plus tard, ils arrivent enfin à la fin des marais. La nuit est en train de tomber et ils se dirigent vers une zone plus feuillue. Alors que la nuit est tombée depuis deux heures, ils s’arrêtent contre un arbre. Ils font un campement et dînent.
Terkim : Je me suis senti comme attiré par un être, mais je ne puis vous dire ce que cela était.
Acktalim : Une sirène, Terkim.
Tara : Je croyais que les sirènes étaient des êtres beaux.
Acktalim : Il ne faut pas croire que tous ce qui est dit est vrai, Tara. Les sirènes paraissent belles car elles nous ensorcèlent. Mais celles qui se trouvent dans les marais sont extrêmement dangereuses.
Terkim : Que m’auraient-elles fait ?
Acktalim : Qui peut le savoir, aucune personne qui ait rencontré une sirène des marais n’est revenue pour nous le dire.
Terkim : Le moins que je puisse faire, alors, est de vous remercier.
Acktalim : Oui, c’est le minimum ... Eolias, avons-nous réussi à nous éloigner des Seïder ?
Eolias : Il fait trop noir pour que je sois sûr de ce que je vais vous dire, mais il semble qu’ils soient loin.
Acktalim : Nous nous contenterons de cela. Il faut espérer que nous ne les croiserons plus.
Posté le 31.08.2007 par nienna
Le lendemain matin, Acktalim et Agon réveillent tous les autres.
Acktalim : Il est temps de partir. Le jour se lève et l’aube paraît.
Tara : J’ai l’impression de ne pas avoir dormi.
Terkim : Je crois qu’aucun de nous ne s’est reposé comme il le méritait.
Ils partent en direction de la falaise et deux heures après, ils se trouvent au-dessus de la falaise. Ils prennent un petit sentier rempli de neige qui ne se voit pas et rejoignent le milieu de la hauteur de la falaise où le sentier se fraye un chemin.
Acktalim : Nous passerons par ici. Ce que je craignais s’est bien passé, il y a beaucoup de neige, rendant ce passage extrêmement dangereux. Prenez garde, et ne faites rien d’héroïque qui pourrait vous mener à votre perte. Les héros sont faits pour vivre.
Ils se reposent et déjeunent rapidement. Puis ils commencent à prendre le sentier sur la falaise. Il y a beaucoup de neige et leurs pieds s’enfoncent sauf pour Eolias. Ils marchent avec précaution contre la roche. La neige commence à retomber doucement. Soudain, au milieu du parcours, un bout de roche s’effondre et Jarel et Tara tombent. Ils se raccrochent à la paroi. Agon aide Jarel à remonter alors que Eolias s’occupe de Tara. Ils se collent contre la paroi.
Acktalim : Et bien, Tara, la montagne s’acharne sur vous. Nous sommes au milieu de notre parcours, résistez.
Ils continuent de traverser la paroi et rejoignent l’autre côté. Ils descendent du flanc de la montagne sans dangers et rejoignent une vieille prairie maintenant desséchée. Ils s’arrêtent.
Acktalim : Voilà, nous avons passé la montagne. Il ne nous reste plus qu’à traverser les marais. Ils ne sont pas dangereux, si vous faites attention à ne pas mettre les pieds là où il ne faut pas. Vous me suivrez, et passerez par où je passerais. Nous mettrons une journée à les parcourir tout au plus, si nous avançons à bon train et si aucune aventure misérable ne nous arrive. Vous devrez y faire silence car de nombreux orques y passait fut une époque. Je ne sais ce qu’il en est maintenant, je ne passe pas souvent par ces marais.
Ils avancent encore jusqu’à ce que la nuit tombe. Ils s’arrêtent, mangent et dorment.
Le lendemain matin, ils partent à l’aube et une heure après ils arrivent aux marais.
Acktalim : C’est ici que débutent les marais. Faites attention.
Acktalim passe le premier, suivi d’Oran, d’Agon, de Tara, de Terkim, d’Eolias et de Jarel. Ils marchent tous à la queue leu leu jusqu’à midi. Là ils font une pause pour déjeuner et repartent. Terkim ne fait pas attention où il marche et se cogne contre un gros caillou. Il perd l’équilibre et tombe dans une flaque de boue. Il est comme attiré par le fond et ne peut pas remonter. Une sorte d’esprit sirène l’attire, l’appelle. Toute la Compagnie s’est arrêtée. Pendant ce temps, la sirène entoure Terkim de ses bras et l’étrangle.
Acktalim : En revenant sur ses pas. Stupide nain ! Il tire Terkim sur le sol. Celui-ci toussote. Etes-vous sourd ou faut-il que je vous répète plusieurs fois ce que je dis pour que ça rentre dans votre cervelle ! Faites attention !
Terkim : Il y a quelque chose au fond. Elle m’attirait depuis ici.
Acktalim : C’est pour cela que je voulais que vous fassiez attention ! Mais ce qui est sûr, c’est que vous ne recommencerez pas. Allons, continuons, nous sommes bientôt à la fin.
Ils se remettent à marcher. Terkim est en queue de colonne, avec Tara.
Terkim : J’ai bien cru que j’allai mourir ! Je sentais mon cou être serré par quelque chose, ou quelqu’un !
Tara : Vous n’êtes pas trop choqué ?
Terkim : Non, gente dame ! Il faut bien plus pour venir à bout d’un nain ! Tara sourit. Vous ai-je déjà raconté l’histoire des nains ? Une belle histoire !