Au campement, la compagnie fait toujours les bagages.
Tara : Oran ... Elle se retourne et voit qu’Oran est parti. Oran ... Acktalim, où est passé Oran ?
Acktalim regarde aux alentours.
Acktalim : Sacré Oran, aussi têtu que tous ceux que j’ai connus de son peuple, sans vouloir insulter quiconque! Il est parti réfléchir ! Il n’y a pas plus obstiné que lui. Attendons-le ici. Mais il ne faut pas qu’il ne tarde, des orques approchent.
Tara : Alors, il faut aller le protéger.
Tara commence à partir mais Jarel l’arrête en la tenant par le bras.
Jarel : Non, il a besoin d’être seul. Alors, laissons-le seul.
Acktalim : Oui, Oran semble préoccupé. Plus préoccupé qu’il ne devrait l’être.
Eolias : Que voulez-vous dire ?
Acktalim : Je pense qu’Oran a peur pour nous. Son peuple a rejoint les rangs du Roi il y a peu de temps. Et ce sont des ennemis redoutables. J’ai peur qu’il ne cherche à nous fuir … pour nous protéger.
Tara : Il faut l’empêcher de penser cela !
Dans les ruines de la cité, Oran est assis sur ce qui était anciennement un mur. Il repense à Tara, Agon, Acktalim, Jarel, Eolias et Terkim. Aux moments de bonheur, de malheur qu’ils ont vécu. Dans ses pensées, il réentend Acktalim dire : Il y a parfois des choix que l’on n’ose faire car on ne sait pas où ils nous mèneront. Mais comment connaître les débouchés d’un chemin si l’on n’en n’a même pas vu la couleur. Il faut prendre des risques, mais pas des risques inutiles. Mais ce à quoi vous pensez n’ai pas vain. Cependant, je ne veux pas que vous fassiez des bêtises.
Il regarde à l’Est, la forêt devant lui, il suit le cours du fleuve et remonte les yeux jusqu’à la Mauranie. De la fumée s’en élève. Une larme coule sur sa joue. Il se lève et se tourne vers le Nord. Il voit qu’une armée d’orques arrive par le Nord et qu’elle est très près du campement. Il descend des ruines et court vers le campement. Il arrive enfin, hors d’haleine.
Oran : Des orques ! Ils arrivent dans peu de temps.
Agon : D’où ?
Oran : Du Nord !
Acktalim : Ainsi, la Gabily s’est éveillée. L’heure des guerres est donc arrivée. La destiné de notre compagnie se joue maintenant. Il sort son épée, alors que le bruit des pas des orques se fait entendre. Il est temps que nous tirions l’épée ensemble.
Tara et Eolias sortent leur arc. Jarel et Agon sortent leur épée. Terkim reprend en main sa hache.
Jarel : Tara, Eolias, passez en avant.
Oran sort son épée. Tara et Eolias s’avancent dans la forêt et se cachent derrière un arbre, prêts à tirer. Lorsque le bruit de pas se fait plus fort, ils encochent une flèches et tirent sans manquer leur cible. Ils tirent à volonté sans manquer les orques en reculant vers les autres. Ils les rejoignent.
Tara : Ils ne sont pas plus d’une centaine.
Jarel : Il faut nous disperser dans la forêt.
Ils partent tous dans la forêt. Acktalim part seul, suivi de beaucoup d’orques. Eolias partent ensemble, Tara a sorti son épée et rangé son arc, peu d’orques les suivent. Jarel, Terkim, Agon et Oran sont seul. Mais Agon se tient près de Oran sans qu’il ne le voie. Acktalim s’enfonce dans la forêt suivi des orques. Tara se retourne et s’attaque aux orques. Eolias se retourne un peu plus tard et tire avec son arc à volonté. Oran court mais s’arrête soudain lorsqu’il voit qu’il n’est plus poursuivi. Il se cache derrière un arbre. Un peu plus loin, Jarel court quand Terkim apparaît devant lui et l’effraie.
Jarel : N’êtes-vous pas fou ?
Terkim : Désolé ! Mais ces imbéciles d’orques me suivaient.
Jarel lui sourit et ils recommencent à courir.
Agon fait marche arrière et retourne vers le campement. Il est suivi par Oran sans qu’il ne le remarque. Il arrive au campement. Il regarde le fleuve quand Oran arrive.
Agon : Que fais-tu ?
Oran : Je dois partir avec vous. Je le ressens en moi.
Agon : Que dis-tu !
Oran : Un jour, j’ai parlé à Acktalim, et il m’a dit d’écouter mon cœur. C’est ce que je fais. Je crois … Laissez-moi montrer que les Nallim ne sont pas tous attirés par le pouvoir ! Que certains ne sont pas malveillants…