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nienna
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1 peu de seigneur des anneaux, 1 soupson de fantaisy et 1 mg de fiction perso et vous avez mon blog!
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Date de création :
11.11.2006
Dernière mise à jour :
13.10.2007
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Scène 18

Posté le 31.08.2007 par nienna
Plus tard, dans la nuit, Oran se lève. Il voit le seigneur Agon qui veille autour du feu.
Oran : Seigneur Agon ?
Agon : Vous devriez vous rendormir, l’aube est encore loin.
Oran : Je ne trouve plus le sommeil.
Agon : Votre père était un grand homme.
Oran : Que va devenir mon peuple sans lui.
Agon : Vous êtes son fils !
Oran : Je n’ai jamais voulu de cette vie. Lui et moi étions souvent en désaccord. Je ne puis cesser de me reprocher sa mort.
Agon : Un mort vaut mieux que deux. Il avait fait son choix : il aurait pu choisir la faciliter et se plier aux injonctions d’Urgh, comme beaucoup sur ces terres, mais il a choisi de résister. Et il est mort en Résistant, pour que vous connaissiez la liberté. Il a agi pour vous, ne lui faites pas regretter son choix.
Oran : Si les elfes ont besoin de soldats, je serais là.

Le lendemain matin, Agon, Oran, Jarel et Tara repartent sur leur chevaux. Ils galopent à peine une heure quand ils arrivent devant le Reìrar et au gué d’Ilnaìm.
Agon : Faites attention avec vos chevaux. La traversée n’est pas impossible, mais une fausse manœuvre et vous tomberez.
Ils traversent l’un après l’autre le gué.
Jarel : Nous ne serons pas plus en sécurité de ce côté-ci du gué ! Nous nous rapprochons dangereusement des Terres hostiles aux Résistants.
Tara : Parce qu’en certains endroits les villageois ne leur sont pas hostiles ?
Jarel : Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Mais par ici, les voyageurs sont pris pour des brigands et sont dénoncés par les populations locales. Nous pourrions risquer gros en nous faisant remarquer !
Agon : Comment veux-tu passer inaperçu ?! Les orques patrouillent partout ! Il faut que nous puissions trouver un endroit paisible où nous pourrions reprendre nos forces.
Oran : Ellsworth ! Mon père s’y arrêtait lorsqu’il voyageait ! Nous pourrions aussi nous changer … et nous armer !
Jarel : Oui, ce serait très utile. Vos tenues sont trop voyantes.
Agon : Par où pourrons-nous passer ?
Jarel : D’après les dires, les Résistants du Nord-est ont tous été arrêtés, la zone sera surveillée, nous ne devons donc pas nous en approcher …
Oran : Mais, ce serait du suicide que de passer par la forêt qui contourne la Montagne du Sphinx !
Jarel : Alors, nous n’avons qu’à la traverser !
Tara : La Montagne du Sphinx est le repaire des orques renégats ! C’est aussi dangereux que …
Jarel : Que se faire capturer par l’ennemi ? Je ne crois pas ! Mais il y aura du danger. Il y en a partout, maintenant. Mais je connais certains passages moins dangereux et moins fréquentés par les orques, si nous avons de la chance ! Certains tunnel peuvent même nous mener jusque l’autre côté de la Montagne ! Ce serait gagner au moins cinq jours de marche !
Agon : Je ne crois pas que ce soit raisonnable, il doit y avoir d’autres solutions !
Jarel : J’y ai réfléchi toute cette nuit. Je ne vois pas d’autre solution. Si nous atteignons la falaise que vous voyez là haut, nous passerons par un tunnel qui nous mènera à une caverne et qui nous permettra d’éviter un passage du souterrain qu’utilisent les orques.
Agon : Comment connais-tu ce tunnel ?
Jarel : Je travaille pour vous depuis longtemps. Je passais par ce tunnel pour aller voir les nains.
Tara : Vous passiez ? Pourquoi utiliser du passé ?
Jarel : Parce que les nains n’ont plus de rapports avec nous depuis trois années. C’est pourquoi je souhaite aussi vous avertir : il se peut que certains passages soient maintenant bouchés …
Tara : Comme ce fameux tunnel …
Agon regarde la montagne du Sphinx.
Agon : Nous devons nous arrêter pour nous vêtir et nous armer. Mais cette Montagne ne m’a jamais plu. Que penses-tu de cela, Tara ?
Tara : C’est à vous de choisir, je n’ai jamais été dans cette situation. Mais, je pense que nous ferrons un détour en allant à Ellsworth.
Oran : Un détour qui nous permettra peut-être d’avoir la vie sauve …
Tara : Si la Montagne du Sphinx ne vient pas à bout de nous, oui.
Agon : Nous ne pouvons nous permettre de faire ce détour. La Montagne est trop dangereuse ! Nous allons nous contenter de suivre le Reìrar jusqu’à Avalon. De nombreux bois le bordent.



--

Scène 17

Posté le 31.08.2007 par nienna
Agon, Tara, Oran et Jarel galopent jusqu’à ce qu’ils arrivent à la bordure d’un bois.
Agon : Nous pouvons nous arrêter quelques minutes. Jarel, où sommes-nous ?
Jarel : A quelques miles du Reìrar. Nous ne pourrons cependant pas le traverser avant demain.
Agon : Es-tu certain de ce que tu avances ? Nous devons passer sur l’autre rive le plus rapidement possible. Les orques auraient plus de mal à nous pourchasser !
Jarel : Je sais, mais nous ne pouvons pas non plus traverser le gué de nuit, ce serait encore plus dangereux !
Agon : Alors, continuons de bon train le plus en avant possible !
Ils repartent au galop.

En Mauranie, dans le palais d’Urgh, celui-ci se lève furieux de son trône. Un chef, nommé Korhar se trouve devant lui.
Korhar : Seuls dix Résistants ont été capturés, votre grandeur. Le général Orbitz nous a envoyé cette information il y a peu de temps.
Urgh : Dix ? Seulement dix ?
Korhar : Votre seigneurie, beaucoup de captifs se sont suicidés quelques minutes après leur capture ! Les dix Résistants ne semblent pas disposés à nous apporter des renseignements.
Urgh : Et pourquoi ??
Korhar : Ils ne savent rien des affaires des Résistants. Seul leur souverain en connaît tous les secrets.
Urgh : … Agon … Où est-il ? Orbitz l’a-t-il laissé fuir ?
Korhar : Il n’a pas tourné cela ainsi, maître, il a assuré l’avoir fait suivre pour qu’il nous mène aux elfes.
Urgh : Baliverne ! Fais-lui parvenir ma fureur et donne ordre aux Seïder de retrouver Agon !
Korhar : Mais bien sûr, votre grandeur, vos paroles lui seront rapportées.
Korhar part en souriant.

Le soir, Agon, Jarel, Oran et Tara sont assis autour d’un feu. Ils sont à l’abri des arbres. Jarel se lève.
Jarel : Je vais faire un dernier tour du campement pour m’assurer que personne ne nous a suivis. Tâchez de ne pas vous endormir sans moi.
Jarel part.
Agon : Je suis désolé que cela ce soit passé ainsi. Dis-moi si nous allons trop vite pour toi.
Tara : N’ayez crainte, cette petite excursion me rappelle notre rencontre. Je ne l’oublierai jamais.
Agon : Moi non plus. J’ai rencontré une jeune fille si douce et si gentille qu’elle me paraissait irréelle. Tu as une grande force en toi, Tara. Souviens-t-en.
Tara : Si je suis si forte, si douce et si gentille, pourquoi voulez-vous me laisser chez les elfes. Je ne suis pas ignorante, vous savez. J’ai compris que j’allais rester à Avalon mais que vous, vous partiriez à l’aventure. Pourquoi ne puis-je rester avec vous ?
Agon : Ma belle Tara, les dieux t’ont pourvu de plus de choses que tu ne le penses. Je n’agis que pour ton bien.
Tara : Si vous souhaitez tant mon bien, laissez-moi partir avec vous. Par pitié, vous êtes ma seule famille !
Agon : Non, Tara. Ta famille est bien plus grande que tu ne le crois.
Tara : Que voulez-vous dire ?
Agon : Le seul fait qu’il me soit permis de te dire, es que les paysans chez qui tu vivais n’étaient pas tes parents.
Tara : Que dites-vous ?!
Agon : Je ne dis, hélas, que la vérité. Mais ce n’est ni l’endroit, ni le moment d’aller plus loin. Il te faudra attendre Avalon.
Jarel revient.
Jarel : Tous semble calme. Vous pouvez vous reposer sans crainte Mais demain à l’aube, nous devrons partir.

Scène 16

Posté le 31.08.2007 par nienna
Le lendemain matin, Jarel sort des écuries et rejoint Agon dans les jardins.
Jarel : Votre cheval et la jument de dame Tara sont prêts. Pour quand dois-je préparer le départ ?
Agon : Je dois aller parler avec Tara, puis nous pourrons partir. Es-tu sûr de vouloir nous suivre ?
Jarel : Ma vie consiste à rester avec vous. Vous êtes bien plus que mon seigneur, vous êtes mon ami. Et je n’abandonne pas mes amis.
Agon : Je reviens. Préviens le sire Rodan et son fils que nous partons.
Jarel : Vous savez, je n’aurais jamais cru que nous pourrions être autant en danger. Ce que je veux dire, c’est que j’ai su, en m’engageant pour la Résistance, que je risquerais ma vie. J’en ai toujours eu conscience. Mais, nous avons toujours agi dans l’ombre, où nous excellions, ce qui nous donne une impression de sécurité. Mais aujourd’hui, le danger est bien réel. Et parmi les nôtres, peut savent se battre.
Agon : J’ai confiance, Jarel. Les dieux veillent sur nous.

Agon rejoins Tara assise dans le jardin d’hiver.
Tara : Je suis assez triste de devoir partir avant la floraison de vos plantes. Elles sont si belles à cette époque !
Agon : Nous devons partir. Je ne veux pas que l’on sache où nous allons.
Tara : Et les villageois ?
Agon : Ils partiront avec Gorak dans quelques heures. Ne t’inquiète pas pour eux, ils ont été formés pour se défendre.
Tara : Alors, nous pourrions rester et nous battre !
Agon : Et risquer de nous faire encercler ? Non !... Il y a des choses que tu ne sais pas, Tara, il est clair que je n’ai pas toujours agi correctement mais tu dois me suivre !
Tara : Où allons-nous ?
Agon : Vers la seule retraite qui nous soit possible : le cœur du royaume des elfes, Avalon La Belle.
Tara : Avalon ? Mais c’est à des milliers de miles d’ici !
Agon : Oui, et ce sera une rude chevauchée. C’est pourquoi je n’ai pas pu proposer ce choix aux villageois. Mais les elfes sont notre dernière chance, ce sont eux qui ont monté la Résistance, ce sont eux qui ont aussi le pouvoir de nous faire gagner.
Tara : Alors, nous n’y serons pas en sécurité ! Urgh les attaquera un jour, et avec toute sa force !
Agon : Il l’aurait déjà fait, crois-moi … s’il savait où les elfes se trouvent ! Peu d’étrangers aux elfes connaissent la localisation des cités elfiques.
Tara : Comment allons-nous nous y rendre ?
Agon : Je suis ami avec le Roi Maer, je sais où se trouve Avalon. Tara, nous ne sommes plus en sécurité depuis quinze ans, tu n’as connu qu’une apparence de tranquillité.
Des hommes d’Urgh entrent dans le village. Les villageois crient, cours dans tous les sens. Ils sont surpris. Dans le jardin d’hiver, Tara et Agon entendent ce tapage.
Tara : Que se passe-t-il ?
Agon regarde par une fenêtre et rejoint Tara inquiet.
Agon : Nous avons été trop longs : ils sont arrivés !
Tara : Nous ne pouvons pas rester ici !
Agon : Non ! Passe par derrière et rejoint les écuries par le sentier du loup.
Tara : Et vous ?
Agon : Je vais te rejoindre mais il faut que j’aide les villageois ! Va Tara ! S’il te plaît !
Tara sort par la porte de derrière et se faufile jusqu’à un sentier au nord.
En même temps, Agon sort par devant et tue tous les orques et les Hommes qu’il trouve. Il voit Gorak un peu plus loin.
Agon : Gorak ! Emmène-les dans les montagnes ! Vite !
Gorak : Bien, mon seigneur ! Aldalindë ! Hodar, quim raza mons !
Gorak part, suivi par la plus part des villageois. Agon essaye de se diriger vers les écuries. Il y arrive tant bien que mal quand il voit des hommes tuer les villageois un peu trop lent. Il regarde les montagnes et voit un peu à côté de la villa Oran et Rodan sortir, accompagnés par des orques. Ces derniers les poussent au sol. Agon court vers eux et empêche un orque de couper la tête de Rodan. Celui-ci se relève et se bat en duel face à un autre orque, celui qui tenait Oran. Agon se bat toujours avec l’autre.
Rodan : Va, mon fils ! Ne reste pas là !
Agon : Préviens Jarel qu’il doit venir ici avec les chevaux, nous aurons moins de mal à partir !
Oran court vers les écuries. Rodan se bat quand il reçoit un coup dans l’abdomen.

Dans les écuries, Tara et Jarel sont à côté es chevaux quand Oran arrive en courant.
Jarel : Où sont les seigneurs Agon et Rodan ?
Oran : Aux prises avec des orques. Le seigneur Agon vous demande de le rejoindre avec ls chevaux.
Jarel : Alors, montez. Dame Tara, restez derrière moi.
Ils sortent sur leur chevaux, Oran et Tara tenant un cheval par la bride. Ils rejoignent Agon, qui se bat contre les deux orques. Jarel les tue avec des flèches et rejoint Agon.
Jarel : Mon seigneur !
Agon : Rodan…
Jarel va prendre le pouls de Rodan.
Jarel : Je crains qu’il ne soit mort.
Oran : Non ! Il saute de son cheval et rejoint son père. Père !
Agon : Nous ne pouvons rester ici. Si les hommes d’Urgh ont poursuivi les villageois dans les montagnes, ils ne tarderont pas à revenir ici bredouille.
Oran : Et mon père ?
Agon : Nous ne pouvons emporter le corps pour lui consacrer une cérémonie telle qu’il la mérite.
Oran : Je ne peux le laisser ici !
Agon : Il est mort honorablement. Si nous arrivons à rejoindre les elfes, ceux-ci lui voueront une veillée. Ce sera un honneur pour eux, car il a défendu ce pour quoi nous résistons depuis tant d’années.
Jarel : Allons, ne traînons plus.
Ils montent sur leurs chevaux et partent. Tara s’arrête à la sortie du village, lance un dernier regard et rejoint les autres, qui galopent.

Scène 15

Posté le 31.08.2007 par nienna
Le soir, une soirée a lieu dans la ville d’Agon pour fêter son retour sur les champs un peu éloignés de la ville. Il y a une sorte de musique écossaise et tous les gens dansent. Acktalim lance des feux d’artifice pendant que Tara danse avec ses amis. Agon arrive et il est acclamé par la foule. Une banderole est hissée : « Vive notre seigneur ». Agon se dirige vers plusieurs personnes, les salue et leur parle. Il croise parmi ses gens Mr Holshmak et son fils (qui fixe ouvertement Tara qui danse).
Agon : Comment allez-vous Mr Holshmak ? Je n’avais jamais vu comme votre fils avait grandi. Que le temps passe !
Holshmak : Il a l’âge de dame Tara. C’est un homme, maintenant.
Agon : C’est ce dont je me rends compte.
Fils : Agacé : Père.
Agon : Que fixes-tu ? Ne serait-ce pas Tara par exemple ? Ne t’inquiète pas, elle ne va pas disparaître ! Holshmak et Agon sourient. A moins que tu ne cherches pas à la protéger ! Le fils Holshmak rougit. Tu devrais aller danser avec elle.
Fils : Surpris : Vous n’êtes pas sérieux monseigneur ?
Agon : Bien sûr que si ! Tara n’a encore mangé aucun homme à ce que je sache. Et tu ne trouveras pas plus gentille qu’elle.
Holshmak pousse son fils dans les bras de Tara puis ils dansent. Holshmak et Agon sourient.
Holshmak : Je suis ravi que vous soyez de retour mon seigneur.
Holshmak part et Agon monte sur une estrade. Tout le monde se tait.
Agon : Mes amis, vous qui me soutenez depuis longtemps, je ne vous ai jamais dit combien votre présence m’a été d’un réconfort absolu. Et pourtant, je n’avais jamais pris le temps de vous en remercier. C’est pourquoi je vous le dis maintenant : merci, merci du fond du cœur. Je sais que jamais je ne retrouverai un tel appui. Cependant, mon devoir me dit de vous avertir qu’un danger rôde. Depuis maintenant plus de quinze ans, nous vivons ici sans nous préoccuper de l’extérieur tout en résistant tant bien que mal à celui qui se dit Roi. Hélas, combien de temps aurions-nous pu vivre ainsi ? Oui, « hélas », car notre camp, qui est devenu au fil des années un village à part entière, a été démasqué. Je ne puis vous assurer combien de temps nous serons en sécurité ici, c’est pourquoi demain à l’aube, nous partirons. Je vous demande de ne pas céder à la panique, tout a été réglé. Demain, à la nuit tombée, vous serez en sécurité, loin des envahisseurs. Pour améliorer encore plus votre sécurité, j’ai dû vous séparer … mais pour les Terres Ancestrales et leur Paix, ce n’est qu’un sacrifice. Oui, mais me direz-vous, combien faudra-t-il encore de sacrifice ? Je ne puis vous répondre, car pour la majorité d’entre vous, je ne vous reverrai sûrement jamais. Mais je sais seulement cela : de grands faits se préparent. Les elfes attendent leur princesse, et je puis vous assurer qu’elle est en chemin pour ses terres et pour sauver nos terres. Accrochez-vous à ce mince espoir, mes amis, la fin est proche … la fin d’Urgh.
Tout le monde applaudi. Tara, inquiète et surprise par ce discours, regarde Acktalim qui applaudi à s’en rompre les doigts. Elle se met finalement à applaudir.

Scène 14

Posté le 31.08.2007 par nienna
Acktalim arrive devant le château où il entre en étant acclamé par les soldats. Il laisse sa charrette à l’abri près de l’écurie des chevaux et rejoint Agon dans son jardin qui est magnifiquement fleuri.
Acktalim : Votre retour sera l’occasion d’une des plus belles fêtes que je ne verrais jamais, j’ai comme l’impression.
Agon : N’avez-vous jamais dit que l’espoir était notre seul arme infaillible ?
Acktalim : Elle n’est plus infaillible depuis longtemps, mais il s’agit là de notre seule défense face à la peur.
Agon : Nous avons aussi le Grand Magicien.
Acktalim sourit.
Acktalim : Ce n’est pas le plus beau des cadeaux ! Où est Tara, je ne les point vu en arrivant. Rares sont les fois où elle ne se trouve pas dans les champs.
Agon : Rares ont été les fois où ce village a autant été en danger, mon ami. Mes oncles ont cédé et m’ont dénoncé. Je me souviens encore de cette époque lointaine de paix et d’amour. Il me tarde de revoir la joie sur ces villageois.
Acktalim : Ne renoncez pas maintenant. Nous sommes à l’aube de grands changements, Agon, plus grands même que la venue d’Urgh sur nos terres. Mais pour l’instant, vous devez rejoindre, avec les villageois, un autre centre de Résistance.
Agon : J’y ai longuement réfléchi en arrivant, je ne vois pas d’autre solution que de nous séparer.
Acktalim : En effet, ce serait plus que raisonnable. Je vous conseillerai même de partir avec Tara chez les elfes … Il est temps, Agon, … Il est temps pour vous d’abandonner celle que vous aimez tant, et pour elle de faire ce qu’elle doit faire. Elle en a bien les capacités ?
Agon : Quelle question !!
Acktalim : Peu d’elfes de notre temps ont été capable de le faire. Malgré sa mère, ces dons s’oublient.
Agon : Je lui ai appris le plus de choses possibles sur les elfes et la Résistance, mais je continue à penser que c’est à elle de choisir ce qu’elle doit faire.
Acktalim : La voie qu’elle doit prendre ne sera pas toujours la même que la vôtre, mais jusque chez les elfes, elles seront identiques.
Agon : Nous partirons demain à l’aube. Serez-vous du voyage ?
Acktalim : Non, hélas, j’ai à faire. Je reviens d’Avalon et le Roi me demande de réunir le plus de Résistants dans sa demeure. Quand je vous parlais de Grands Changements, je ne parlais pas par démesure, mon ami. Les elfes ont enfin décidé d’agir. Je ne sais pas quelle en est la raison, mais leur deuil a pris fin. Ils ont de nouveau vu la souffrance quand les derniers Centaures Résistants sont arrivés mourant à la forêt de Fond-De-L’Ombre. Je me dois de les soutenir pour qu’ils ne tombent pas au combat. Car sans les elfes, la Résistance ne tiendra pas longtemps, même si les Résistants ne s’en rendent pas compte.
Agon : Gorak m’a informé que Rodan d’Aricy souhaitait s’entretenir avec moi. Voulez-vous m’accompagner ?
Acktalim : Avec grand plaisir.
Ils entrent dans la villa et vont dans la salle de séjour, où sont installés Rodan et Oran.
Rodan : Seigneur Agon, votre sagesse Acktalim, je ne m’attendais pas à un tel accueil !
Agon : Veuillez excuser mon retard, je me suis entretenu avec Acktalim sur quelques affaires.
Rodan : Je tiens à vous présenter mon fils, Oran. Il tenait à m’accompagner pour voir vos si belles terres.
Agon : Si belles, oui… Que me vaut votre venue ? Ce n’est pas pour parler jardinage, j’espère, car je ne suis pas excellent.
Rodan : Je viens me tenir informé des avancées elfes car mon peuple s’inquiète.
Acktalim : Je reviens tout juste de leur citadelle. Ils ont prévu une attaque et réunissent tous les Résistants apte à les suivre. Ils m’envoient ainsi pour quérir des soldats. Je ne doute pas que vous soyez intéressé.
Rodan : En effet.
Acktalim : Alors, vous pourrez accompagner le seigneur Agon dans son voyage vers la cité fortifiée. Il part demain.
Rodan : Demain ? Pourquoi autant de précipitation ?
Agon : Car le temps presse ! Mes oncles ont dénoncé mon village comme résistant, nous n’avons que quelques heures pour fuir !
Rodan : Mon village pourra recueillir certains des votre. Hélas, Sharika est le plus grand village résistant. Nous ne pourrons accueillir tous les villageois !
Agon : Merci, Rodan. Venez ce soir à la fête organisée pour mon arrivée. Vous serez un invité de marque.

Scène 13

Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans le temple d’Urgh, celui-ci est assis sur son trône est fait face à Saural, son chef de la brigade royale.
Urgh : Je ne voix aucun Résistant, Saural, je croyais que ton rôle était de les exterminer ?
Saural : Maître, ils se cachent dans les montagnes, ils sont imprenables !
Urgh : IMPRENABLE ???!!!! Oses-tu me contredire ?? Ces FOUS croient pouvoir me résister, mais ils ont oublié un fait : ils sont séparés, en petits groupes. Mais en même temps, ils se communiquent. Il faut trouver comment.
Saural : Nous avons capturé un de ces messagers, maître, mais … Il s’est tué pour sa cause quelques minutes plus tard.
Urgh : Alors, empêche-les de se tuer, pauvre idiot. Va !
Saural s’en va mais un autre soldat arrive.
Soldat : Maître …
Urgh : Je ne veux pas que l’on me dérange !
Soldat : Mais maître, lors d’une de nos missions, un de nos hommes n’est pas revenu. Il espionnait auprès des terres Tanith.
Urgh : Es-tu sûr qu’il ne s’est pas perdu ?
Soldat : Certain, il s’agissait d’Odel, l’œil de lynx.
Urgh : Bien, réunis ta compagnie sur le champ, tenez-vous prêts à partir.
Urgh va dans une salle contigüe à celle-ci. Treize cavaliers s’y entraînent.
Urgh : Economisez vos forces, Seïder, la chasse aux Résistants vous attend.
Seïder/capitaine : Où est-ce votre grandeur ?
Urgh : Vous verrez l’heure venue … Mais je ne veux pas un seul survivant. Ne faites preuve d’aucune pitié, surtout si vous rencontrez des elfes.

Scène 12

Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans une prairie, Tara est assise au sol contre un arbre en train de lire. Soudain, elle regarde ailleurs et court vers un sentier en prenant son livre. Elle y voit Agon sur un cheval avec trois autres chevaliers dont Jarel.
Tara : Mon seigneur, je suis ravie de vous revoir. Que nous vaut votre retour si hâtif ?
Agon : La Résistance, ma chère Tara. J’ai appris en route qu’une délégation était au village ?
Tara : Gorak s’en est occupé. Où êtes-vous allé ?
Agon : Voir mes oncles. Ils ont renoncé face à Urgh. Le dernier grand front est tombé, il ne tardera pas pour nous de fuir vers le Centre.
Tara : Vos oncles ne vous dénonceront pas, seigneur .Ils sont de votre famille !
Agon descend de son cheval et ils recommencent à marcher.
Agon : A voix basse : Qu’est-ce que la famille, Tara, face au pouvoir ? Ils nous ont déjà dénoncés, à peine arrivai-je prêt de leurs terres qu’un de mes espions me l’annonçait. Nous n’avons jamais chevauché aussi rapidement. Le village est en grand danger, mais pour l’instant, je ne veux pas que cela ne s’ébruite de trop, les villageois ne doivent pas céder à la panique.
Tara : Mais ... ! Il faut que nous partions !!
Agon : Non, Tara. Il ne faut pas que les Hommes d’Urgh décèlent le moindre mouvement dans la forêt pour ne pas trouver notre trace : nous devons rester invisibles.
Tara : Un homme a été aperçu, près de la cascade, ce matin.
Agon : Il ne vous a pas vu ??!
Tara : Je ne sais pas, Gorak m’en a juste parlé ce matin avant de me quitter. Mais d’après ce que j’ai compris, vos Hommes n’ont pas eu besoin de le tuer, il n’était donc pas dangereux.
Agon : Il sourit. Passons, peut-être n’était-ce qu’une fausse alerte. En tous cas, faisons comme si de rien n’était. Je parlerai au village lors de la fête de ce soir. J’espère que tu l’as préparée ?
Tara : Oui, mais je crois que je devrais retourner aux préparatifs. Certains hommes manquent de concentration.
Agon remonte sur son cheval.
Agon : N’oublie pas, Tara, l’espoir est la seule force qui nous permette de nous battre. Ne parle à personne de ce dont nous avons parlé. A personne. Aux soldats : Passons par la cascade, nous devons parler avec les archers.
Ils partent dans un sentier dans la forêt. Jarel s’arrête pour parler avec Tara.
Jarel : Ne craignez rien, le seigneur Agon connaît tout les villages Résistants des alentours, sa réputation est connue de tous dans les Terres Ancestrales. Si nous venons à être attaqués, nos saurons où nous cacher.
Jarel rejoint les autres.

Scène 11

Posté le 31.08.2007 par nienna
CINQ ANS APRES

A Sharika, tous les villageois sont excités. Tara sort de sa chambre au moment où Gorak arrive.
Gorak : Les gardes ont vu le seigneur Agon au loin dans les contrées basses. D’ici une ou deux heures, il sera ici avec sa garnison.
Tara : Déjà ?? Mais ils ne sont partis qu’il y a dix jours !!
Gorak : Souhaitons que ce soit de bons augures. Je venais aussi vous informer que je ne pourrai vous former aujourd’hui. Une délégation de Résistants du Nord est arrivée il y a une heure. Je dois m’occuper d’eux en attendant le retour du Seigneur Agon.
Tara : Bien, alors, je me rendrai dans les prés si vous me cherchez.
Tara commence à partir.
Gorak : Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, ma dame. Des cavaliers portant les armoiries du roi ont été aperçus à l’aube près de la cascade. Ce ne serait pas prudent de quitter le village.
Tara : Je vous promets de ne pas m’éloigner du village. La cascade est à l’Est, les prés au sud ouest, il n’y a donc aucun risque !
Gorak : La matinée est bien avancée, ils ont pu faire le tour du village, ma dame.
Tara : Gorak, voila cinq ans que je m’entraîne pour les combats. Je sais me battre. S’il doit m’arriver quelque chose, je fui dans les montagnes pour semer mes agresseurs. Je crois qu’il est temps pour vos leçons de porter leurs fruits.
Gorak : Mais si l’on cueille le fruit trop tôt, il ne sera pas mûr. Vous êtes habile, et fort talentueuse, mais ce n’est pas votre heure.
Un soldat arrive.
Soldat : Maître, la délégation vous quémande. Ils ne souhaitent plus attendre, ils veulent vous parler maintenant.
Gorak : Dites-leur que j’arrive.
Le soldat part.
Gorak : Ne vous éloignez pas plus que de raison, est-ce compris ? Restez dans les limites de surveillance des archers.
Gorak part.

Gorak arrive dans la salle de réunion de la villa. Il s’assied, en face d’Oran et de son père.
Père : Les nouvelles ne sont pas bonnes, nous devons parler à votre seigneur.
Gorak : Il est parti. Nos archers nous ont informés qu’il serait aux abords du village d’ici une ou deux heures. Votre attente ne sera pas longue.
Père : Urgh a mobilisé ses hommes, s’il est acceptable de les nommer ainsi. Mes espions m’ont indiqué qu’il comptait nous attaquer d’ici quelques jours. Les rebelles d’Aricy ne tiendront pas seuls. Nous auront besoin de votre aide, ainsi que de celle des elfes !
Gorak : Seul mon seigneur a des rapports avec les elfes et ceux-ci ont déjà fort à faire !
Père : Ce sont les elfes qui gouvernent la rébellion, ils sont notre espoir ! Pourquoi n’agissent-ils pas ?
Gorak : Car ils savent que nous ne sommes pas assez. Si nous essayons de nous battre contre Urgh, nous serons tous exterminés. Alors qui pourra poursuivre notre tache ?
Père : L’attente est trop longue. Voilà quinze ans que j’attends de pouvoir retrouver ma liberté ! Où sont les vaillants elfes ? Où sont les courageux hommes qui ont tenus tête aux Ubrals il y a cinq mille ans ?
Gorak : Je ne suis pas l’homme qui détient ces réponses, mais je sais que le jour venu, les hommes, les nains et les elfes reprendront leurs terres et dénonceront l’usurpateur.
Oran : Urgh est un Ubral ! Il est dangereux !
Gorak : Il y a quinze ans, la princesse des elfes est morte, de la main d’Urgh pour punir les elfes. Ceux-ci ont été blessé plus que vous ne pourriez le croire. Car il est dit qu’elle avait tout l’amour des siens et qu’elle connaissait la magie des êtres volants. Seule la dame des elfes est capable de se faire obéir par eux d’après les légendes. Mais la dame des elfes est morte, avec l’espoir des elfes.
Père : Cela veut-il dire que les elfes ont abandonné la lutte il y a maintenant quinze ans ?
Gorak : Non, cela signifie qu’ils sont les plus fidèles ennemis d’Urgh. S’ils ne passent pas à l’attaque, cela suggère qu’ils ont un plan. Je ne le connais pas. Seul mon seigneur le garde. Nous ne devons pas faillir aussi près du but. Car nous aurons bientôt fini ce cauchemar, je le ressens.

Scène 10

Posté le 31.08.2007 par nienna
Acktalim LeSage arrive sur son cheval dans Sharika. Il pose son cheval devant l’entrée du château et entre dedans. Agon est assis sur son siège royal et se lève quand il voit Acktalim arriver.
Agon : Acktalim, mon ami ! Voici une visite qui tombe à point !
Acktalim : Comme chacune de mes visites ! Si les rumeurs sont fondées, vous revenez d’un long voyage.
Agon : Je revenais de la demeure du roi Maer Falassion quand j’entendis parler d’une future attaque d’Urgh. Inquiet pour la sécurité de sa descendante, je partis la protéger. Mais j’arrivai trop tard, et son village fut décimé. Elle réussit pourtant à survivre car, par quelque instinct longtemps refoulé, elle blessa Urgh. Je l’aperçus et la sauvai, avant de la ramener ici.
Acktalim : Eamanë d’Avalon est donc dans votre château, où est-elle en ce moment, que je la vois. Si vous le souhaitez, je me chargerai personnellement de la conduire à Avalon.
Agon : Je ne souhaite pas qu’elle aille à Avalon trop tôt. Sa confiance en moi est trop jeune et trop fragile pour qu’elle me croie et qu’elle vous suive. Et puis, elle est un espoir pour les Résistants de Sharika.
Acktalim : N’ébruitez pas sa venue de trop ! Par malheur, voudriez-vous que celle que nous attendions ces quinze dernières années disparaisse ? Trop tarder à la garder ici serait aussi dangereux pour elle. L’on ne s’invente pas une vie d’elfe aisément.
Agon : Je n’en doute pas, mais le temps de son retour n’est pas arrivé.
Acktalim : Plus vous tarderez, plus vous serez attaché à elle et plus vous en séparer sera dur.
Agon : Je sais, et j’en prends le risque.
Acktalim : À votre guise, c’est un risque inutile, mais peu importe, cela ne peut être que bon dans les affaires du futur.
Agon : Qu’insinuez-vous ?
Acktalim : Rien qui ne vous soit vital pour l’heure. Mais n’oubliez pas ceci : elle doit être prête. La guerre ne se fera plus attendre longtemps. Les Résistants du Taman sont les seuls qui résistent encore grandement, mais le Centre est submergé. L’Ouest est totalement détruit et les Résistants Centaures ont fui parmi les forêts. Le roi a encore démontré toute sa puissance !

Scène 9

Posté le 31.08.2007 par nienna
L’autre journée, ils marchent sans s’arrêter. Aux environs de midi du jour d’après, ils arrivent à Sharika où tous les passants se retournent sur Agon et le saluent.
Dans les rues de la ville.
Tara : C’est une ville fantastique. Si vous ne m’aviez rien dit à son sujet, jamais je ne l’aurais pensée Résistante.
Agon : Il faut garder une certaine couverture, mais peu de cités réussissent cela. N’en parlez plus à voix haute, Urgh a des oreilles partout
Tara : Où vivrai-je ? Je n’ai nulle part où aller !
Agon : En attente d’un quelconque changement, je vous abriterais dans ma demeure. Ainsi on ne vous posera pas trop de question et on ne vous embêtera pas de trop. Réfléchissez à ma proposition, mon maître d’armes vous donnera des leçons et si dans quelques années vous êtes intéressée par notre Résistance, rejoignez-nous. Mais vous avez libre choix.
Ils entrent dans le château d’Agon. Tara est impressionnée de sa beauté.
Hoda, une servante arrive et s’agenouille devant son souverain.
Hoda : Mon seigneur, que puis-je faire pour vous ?
Agon : Montrez à Tara une chambre libre, elle pourra choisir celle qu’elle apprécie le plus.
Hoda : Et vous n’avez besoin de rien d’autre ?
Agon : Il faut que vous appeliez Gorak et que vous lui disiez de me rejoindre avant la tombée de la nuit. Tara doit être formée aux combats à partir de demain.
Hoda baisse la tête et recule pour disparaître.
Tara : Merci. Merci du fond du cœur. Comment vous remercier ?
Agon : Réfléchissez à ce dont nous avons parlé. La Résistance aurait besoin de vous.
Tara : De moi ? Je ne sais pas me battre. Je ne connais rien à la guerre !! J’en ai même peur.
Agon : Je serai surpris que vous ne craigniez pas la guerre. N’importe quel homme même entraîné aux combats, a peur de la guerre face à Urgh ! Même moi. Mais il faut passer outre cette peur car ce n’est pas un combat face à nous qu’il faut livrer mais face à nos ennemis. Je sens en vous une grande force, Tara. Utilisez-la pour faire le bien et non pour vous dresser face à ce que vous réserve votre avenir. Car, oui, votre destin sera illustre.

Dans une salle du château. Agon parle avec son conseiller, Gorak.
Agon : Il est l’heure pour Eamanë, fille d’Indis, elle-même fille du roi Maer de s’élever parmi la Résistance. Nous avons peu de temps et tant à lui apprendre ! Je veux que vous vous chargiez d’elle.
Gorak : Ce serait un honneur, mais … permettez-moi de vous posez cette question, aussi osée soit-elle : Comment êtes-vous sur qu’il s’agisse bien de la descendante de l’illustre roi ??
Agon : Ta question n’est pas dénuée de sens. Cependant, elle n’aurait pas dû être posée. Voila quinze ans que les elfes et les Résistants la protègent et la suivent. Aucune erreur ne peut être faite, car sa description correspond avec la jeune Tara. Mais, quand on la voit, Gorak, elle ressemble tant à la princesse Indis. Son regard, ses yeux et son caractère : pleine de bonté et d’amour à revendre, même à ceux qui ne le mérite pas. En sa présence, j’ai senti tellement de pouvoir, c’est … inimaginable !
Gorak : Pardonnez-moi, mais peut-être a-t-elle été abusée par le roi ?
Agon : Non, je ne veux pas y croire ! La Résistance compte sur elle autant que sur le roi des elfes et sa fille. Eamanë est l’avenir, et l’avenir est fait de liberté. Et la liberté ne s’obtiendra que d’une seule manière, en détruisant Urgh.
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