Créer un blog Présentation

Nom du blog :
nienna
Description du blog :
1 peu de seigneur des anneaux, 1 soupson de fantaisy et 1 mg de fiction perso et vous avez mon blog!
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
11.11.2006
Dernière mise à jour :
01.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Accueil-info (8)
· Ange (6)
· chevaux (3)
· dessins (4)
· Dragons (2)
· Fiction X-Men (48)
· Harry Potter (2)
· La malerune (1)
· Le seigneur des anneaux (33)
· Les X-Men (10)
· ma fiction (57)
· mesptsbafouilles.centerblog.net (1)
· mythologie nordique (18)
· personnages LOTR (23)
· Saga Twilight (0)

Navigation

Accueil
Livre d'or nienna
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· elfe
· Fée protectrice
· Marvel Girl/Phénix
· elfe
· Arwen Undomiel
· Scène 46
· HISTOIRE PART VI - les déesses
· L'arbre blanc du gongor
· Étymologie
· Legolas

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

bonjour
01.10.2008
^^
19.09.2008
^^
19.09.2008
D'où provient cette image ?
30.06.2008
Super! ecrivain!!!
27.05.2008
génial ton histoire!!
06.05.2008
* invitation a découvrir dark legend
08.04.2008
Oreilles pointues et barbe
08.02.2008
les oreilles
20.01.2008
des preuves please
25.11.2007
salut
19.11.2007
MODE A PRIX FOU
16.11.2007
Pour le Rohan !!
08.11.2007
prozmiji@atlas.cz
01.11.2007
/
31.10.2007
concours
24.10.2007
bien-etre
16.10.2007
bien-etre
16.10.2007
TROP ENORME !!!!!!!!
01.10.2007
Magnifique !
19.09.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· darkside03
· critiquevideo
· snakefriends
· dakota
· cinefilms
· camille04
· sixfeetunder
· nobodycares
· filmfavori
· houseofgeeks

ma fiction

Scène 19

Posté le 31.08.2007 par nienna
Ils continuent à marcher, le long du Reìrar. Tara est la dernière. Elle se retourne à un moment et voit un cavalier noir sur l’autre rive. Elle se retourne.
Tara : Mon seigneur, j’ai vu un cavalier noir, sur l’autre rive !
Agon se retourne, mais le cavalier n’est plus là.
Agon : Es-tu sûre de ce que tu avances ? Il se peut que c’ait été une hallucination.
Tara : Non, il était bien là ! Je puis vous l’assurer !
Jarel : Il s’agit peut-être de fatigue ? Vous n’êtes pas habituée aux longs trajets.
Tara : J’ai déjà passé plusieurs veillées loin de ma maison. Je sais ce que sont des hallucinations dues à la fatigue ! Ce n’en était pas !
Oran : Je propose que nous nous reposions. La nuit ne va plus se faire attendre très longtemps.
Tara : Non, continuons jusque des bois. Nous devons nous protéger.
Agon : Si tu ne te sens pas trop épuisée, il y a des bois à quelques furlong, nous y serons plus en sécurité qu’ici.
Ils continuent à marcher.

La nuit tombée, il s’arrête à l’orée d’un bois.
Agon : Nous ne sommes plus très loin d’Avalon. Nous pourrons y être dans quelques jours, si nous passons inaperçus.
Oran : Passer inaperçus ? Que voulez-vous dire par cela ?
Jarel : Les orques sont aussi à la recherche d’Avalon. Ils savent que s’ils viennent à bout des elfes, leur maître n’aura plus à craindre la rébellion. Et la plupart des elfes se trouvent à Avalon.
Agon : Leur roi se trouve en cette demeure. Ou du moins, son descendant, car s’il y a maintenant cinq mille ans que Maer gouverne les royaumes elfiques, l’un de ses parents est toujours vivant, d’après les légendes.
Tara : Le roi Nemloth ? Celui qui fut le premier des elfes à s’installer sur les Terres Ancestrales ?
Agon : Oui, en effet. Il quitta ses terres natales car il sentait le mal s’installer. Il fut suivit par de vaillants elfes de sa maison …et par des dragons. Il est dit dans un mythe qu’il aurait été capable de chevaucher ces dragons, les dragons de Nemloth, et qu’il vint avec eux à la Grande Guerre, face aux Ubrals.
Oran : Mon père ne croyait pas à cela. Il disait que ce n’était que des duperies des elfes pour que nous continuions à avoir foi en eux et en la rébellion.
Agon : Personne, hormis les elfes, ne savent où s’arrête la légende et où commence la vérité. Mais il est dit qu’à la fin de la Grande Guerre, Nemloth laissa la royauté à son petit-fils, Maer, et il s’en alla, alors qu’il était blessé, sur son dragon. Personne ne le revit depuis.
Oran : Je n’y crois pas ! Les dragons sont très dangereux.
Jarel : Les dragons de feu, oui, eux ils sont irraisonnés. Mais les dragons de Nemloth, eux, sont des êtres de sagesse et de pureté. Ils honorent leur race par leur grandeur et leur noblesse.
Oran : Qu’en savez-vous ?
Jarel : Rien, en effet. Mais je crois en ces temps passés. Car Urgh vient du passé !
Agon : Et sans nous, il deviendra notre avenir.
Oran : Je ne crois pas !
Tara : Croyez-vous encore à la liberté ? À l’espoir ?
Oran : Je n’y aie jamais cru.
Tara : Je suis de celles qui n’ont jamais connues la vie libre, sans Urgh. Pourtant, j’ai l’impression d’avoir vécu dans ce rêve de paix d’après les dires du seigneur Agon ou de Jarel. L’avez-vous connu ?
Oran : Je n’étais encore qu’un petit garçon. Je n’en ai aucun souvenir !
Tara : Si j’avais eu l’occasion de vivre consciemment dans ces terres, avant Urgh. Je n’aurais jamais pu l’oublier !
Oran : Même si vous aviez perdu votre mère, devant vos yeux ?
Agon : Il est vrai que ce dut être une rude épreuve que celle que vous avez endurée. Je vous comprends, je n’ai pu sauver une personne qui m’était chère. Mais pour elle, je me bas. Et jour après jour, j’espère honorer sa mémoire.
Jarel : On peut parfois se poser des questions : pourquoi est-ce nous qui avons survécu, et non notre proche ? Le destin est parfois étrange. Mais les Dieux nous réservent toujours de grandes surprises.
Tara : Ayez foi. Ce n’est pas compliqué. Il suffit d’ouvrir son cœur, à une idée, à un idéal, à l’espoir.
Oran : Quel est votre espoir ?
Tara : J’avais une petite sœur, elle s’appelait Grya. Il y a cinq ans, mon village s’est fait attaquer. Urgh pensait qu’il s’agissait de rebelle. Je n’ai jamais su ce que Grya est devenu. Au fond de moi, j’espère qu’elle est vivante et qu’elle n’a pas erré seule. Je me doute que jamais je ne saurais la vérité, mais cela n’enlève pas ma conviction. C’est pour elle que je me bas, et pour tous ceux qui sont morts sans raisons. Si vous êtes indifférent à cela, alors oui, votre place n’est pas avec nous.



--

Scène 20

Posté le 31.08.2007 par nienna
Urgh est dans son palais, sur son trône. Korhar arrive, suivi du mage Amrin.
Korhar : S’agenouillant : Votre grandeur, le mage Amrin, comme vous l’avez ordonné.
Urgh : Bien. Joins maintenant la troupe d’Orbitz. Ordonne-leur le repli. Et envoie une autre troupe d’orque aux alentours du Reìrar apporter du soutient aux Seïder.
Korhar : Ne voulez-vous pas que je prenne le commandement de cette troupe ?
Urgh : Ton heure vendra. Mais pour le moment, tu dois attendre que la citadelle des elfes soit trouvée !
Korhar sourit et se prosterne.
Korhar : Si telle est votre décision, mon seigneur.
Korhar part. Urgh se lève.
Urgh : La dernière fois que je vous aie vu, vous paraissiez moins … usé.
Amrin : Les elfes sont rancuniers !
Urgh : Un trait qu’ils ont en commun avec moi. Mais je ne vous suis ps rancunier du tout, bien loin de là ! Grâce à vous, je suis de retour !
Amrin : Pourquoi avoir tant attendu pour me rappeler ?
Urgh : Pourquoi vous êtes-vous caché ? Auriez-vous peur ? Vous avez fait des choix dans le passé, mage Amrin. Des choix qui ne vous en laissent plus aucun dans le présent ! Les regrettez-vous ?
Amrin : J’aurais suivi vos frères jusque dans la mort !
Urgh : Mais ils ne sont plus de ce monde, et vous, si ! Ne soyez pas étonné si je vous avoue que je doute de votre fidélité. Je vous conçois plus comme ce que le bas peuple appelle profiteur. Vous allez où la fortune et le pouvoir vous appelle. C’est ingénieux, mais ce jeu est dangereux, surtout avec moi. Cependant, vous me voyez satisfait aujourd’hui ! Alors, je vous laisse une nouvelle chance : prenez les rênes d’une armée bien plus nombreuse que vous ne le pensez, une armée faite pour repousser les rebelles et les faire taire une bonne foi pour toute.
Amrin : Ce serait un honneur, votre grandeur.
Urgh : Je n’en doute pas ! Connaissez-vous Altera, capitale du Taman ?
Amrin : Qui ne la connaît pas ?
Urgh : Elle ne fait plus partir de l’avenir. La dernière cité rebelle des Hommes tombera dans peu de temps. Je ne souhaite attendre qu’une seule chose : m’assurer que les elfes ne pourront leur porter secours. C’est pourquoi mon armée doit être surpuissante ! Ma magie peut provoquer des miracles, mais alliée à la votre… Elle sera destructrice ! Acceptez de partir en Gabily, au nord-est, est formez cette armée destructrice !

Agon, Jarel, Tara et Oran marchent le long du Reìrar. Ils traversent une cascade.
Tara : Croyez-vous que les villageois ont survécus ?
Jarel : Pourquoi pas ?
Tara : Je ne sais pas, disons que … Je m’inquiète pour Gorak… Et pour tous les autres. Nous sommes partis sans regarder en arrière …
Agon : Il le fallait. Nous ne devions pas risquer de nous faire prendre.
Tara : Pourquoi ? Blanc. Pourquoi ?
Jarel : Parce que vous êtes notre espoir.
Tara : Votre espoir ?
Agon : Les elfes nous attendent. Dès que nous les aurons rejoints, ils prendront une grave décision : leur implication dans la Guerre contre Urgh.
Tara : Quelle guerre ? Urgh est le Grand Seigneur de ces terres, il ne se laissera pas faire !
Agon : Il y a bien longtemps que cette guerre est envisagée. Nous sommes le maillon que les elfes attendaient.
Tara : Je ne comprends vraiment rien !
Agon : C’est ainsi que le destin en a décidé… Je ne puis t’en dire plus pour l’heure. Je comprends ta frustration, mais j’ai fais une promesse et je me dois de la respecter.
Jarel regarde aux alentours.
Jarel : Faites attention, j’ai cru entendre un bruit étrange…

Ils continuent tous de marcher pendant plusieurs heures.
Tara : Et, comment avez-vous été en contact avec les elfes ? Car si je comprends bien, en rencontrer reste un privilège.
Jarel : Un privilège qui, pour nous, n’est pas de bon augure…
Agon : Je connaissais la fille de Maer.
Tara : Et comment l’avez-vous connue ?
Agon : C’est une longue histoire, mais pour faire court, je l’ai rencontrée alors qu’elle passait à proximité d’un champ où je me reposais. Nous avons fait connaissance et nous avons sympathisé. Puis j’ai rencontré le seigneur Maer.
Oran : Pensez-vous qu’ils nous voudront du mal ?
Agon : Non, ils connaissent suffisamment pour avoir confiance !
Jarel : La nuit tombe, je vous propose de nous arrêter à l’orée du bois le plus proche.

Scène 21

Posté le 31.08.2007 par nienna
Jarel, Agon, Oran et Tara sont assis aux abords d’une grande forêt.
Jarel : Nous sommes plus près de la maison de Maer que je ne le pensais. Nous avons déjà passé la citadelle Rohama et je ne l’ai même pas remarqué.
Agon : Oui, j’ai fait exprès de contourner cette cité. J’ai appris qu’elle était très surveillée par les soldats d’Urgh.
Ils entendent un bruit de branche qui craque.
Tara : Qu’est ce que c’était ?
Un homme caché derrière un arbre tend son arc, prêt à tirer.
Agon : Tu as entendu quelque chose ?
Tara : Un bruit. Monseigneur, je pense que nous devrions nous éloigner. Il se passe quelque chose.
Un autre homme caché tend son arc, suivi de deux autres personnes.
Oran : J’ai aussi entendu quelque chose. Ca venait de la forêt, je crois.
Jarel : Personne n’utilise ce passage, qui pourrait être ici ? Je pense que vous rêvez.
Tara : Je n’ai pas rêvé. Quelqu’un nous observe. Un des hommes décoche sa flèche, qui passe à cinquante centimètres d’Agon. Tara pousse Agon au sol et prend son épée. Agon, restez ici.
Oran prend son poignard et le lance dans l’homme qui avait failli toucher Agon en le tuant. Jarel prend son épée et se dirige vers l’endroit où l’homme était. Les autres hommes avec un arc le rangent et prennent leur sabre. L’un d’entre eux se dirige vers Jarel et évite de le blesser deux fois. Jarel donne un coup de pied dans le thorax de l’homme et lui tranche à moitié la tête. Un autre va vers Oran et le dernier vers Tara. Tous deux se battent à l’épée en parant quelques attaques de leurs ennemis puis se mettent à les attaquer en les bombardant de coups d’épée puis ils mettent un terme au combat en leur donnant un coup fatal l’un dans le ventre et l’autre dans le cœur. Une troupe d’orques se fait entendre au loin.
Oran : Ils n’étaient pas seuls. Des orques les suivent. Ils ne sont pas très loin.
Tara : Il faut partir en direction d’Avalon.
Les orques se rapprochent. Agon, Tara, Jarel et Oran reprennent leur sac. Jarel éteint le feu avec du sable.
Oran : Ils viennent du sud-est, sûrement des montagnes ou des marais.
Jarel : Ils sont trop près, nous n’aurons pas le temps de fuir assez loin.
Ils commencent à partir en courant quand des flèches commencent à apparaître de partout. Oran se retourne parfois pour décocher une flèche, puis continue à courir. Les orques les suivent en courant, les épées prêtent au combat pour certains, et pour d’autres, les arbalètes à la main, tirant sur les hommes. Soudain, derrière les arbres, en face des hommes, une vague de plus d’une dizaine de flèches sont envoyés en même temps contre les orques. Jarel, Oran, Agon et Tara s’arrêtent.
Jarel : Nous sommes encerclés !
Oran : Ce ne sont pas les mêmes flèches que celles des orques.
Agon : Heureux : Les elfes. Venez, suivez-moi, les elfes sont venus nous aider.
Ils recommencent à courir en direction des elfes, puis après avoir passé une rangée d’arc, quatre elfes arrivent à côté à cheval. L’un d’eux est le conseiller du roi, Aelis.
Aelis : Mes amis, montez sur un cheval avec nous. Nous allons vous mener à notre demeure.
Les elfes s’arrêtent. Agon monte derrière Aelis et Jarel, Tara et Oran derrière les trois autres elfes. Ils partent au galop.
Aelis : Quand il arrive à la hauteur des elfes qui tirent à l’arc : Retournez dans le royaume. Nous avons trouvé les porteurs de la pierre. Nous vous avons cherché bien longtemps avant de vous trouver. Un de nos éclaireurs est revenu nous dire que des orques passaient par ici alors nous leur avons tendu une embuscade. Nous pensions vous avoir perdu car votre trace était fraîche quand notre éclaireur a surpris les orques.
Les elfes qui tiraient à l’arc rangent leur arc et montent sur leur monture (qui se tenait juste à côté d’eux). Les elfes parcourent quelques mètres puis sont rattrapés par trois cavaliers habillés avec de longues toges grises.
Aelis : Les Seïder. Ils cherchent à reprendre la pierre. Ne les laissez pas s’approcher de nos compagnons. Et ne les laissez pas s’approcher trop près d’Avalon.

Scène 22

Posté le 31.08.2007 par nienna
Les elfes qui n’ont pas d’homme derrière eux galopent derrière les autres elfes et se retournent sur leur cheval et tirent à l’arc sur les Seïder. Ils galopent jusqu’à arriver dans une grande prairie au moment où le soleil se lève. Les Seïder galopent de plus en plus vite et se rapprochent des elfes. Puis ils arrivent devant une rivière à l’endroit où se trouve sa cascade. Les elfes traversent la rivière et ceux qui sont sur leur cheval avec un homme s’arrêtent sur l’autre rive.
Aelis : N’approchez pas, immondes serviteurs du Seigneur Noir. Le grand Seigneur Maer Falassion d’Avalon domine ici, il ne vous épargnera pas. Car nul esclave du Noir n’a posé pied dans notre terre et vous ne ferez pas exception.
Les Seïder s’arrêtent en face.
Seïder/capitaine : Crois-tu nous faire peur, elfe de la maison d’un traître à la paix que proposait mon seigneur ?
Aelis : Paix ?! Serais-je abusé par quelque sorcellerie ou serait-ce votre immonde langage qui trompe mes oreilles ? Je ne suis pas dupe de ce qui vient d’un être que tu chéris, ni de tes paroles. Traître as-tu dit ? Oui, il y a des traîtres ici, mais nous n’en sommes pas.
Le Seïder/capitaine qui se trouvait au centre des Seïder s’avance doucement près de la rivière. Son cheval met un sabot dans l’eau puis un deuxième. Soudain, le Seïder émet un cri strident et le cheval hennit de peur.
Aelis : Voit ! Tout en toi n’est que maléfice, la nature même te rejette. N’avance pas plus, ou la colère de notre souverain sera des plus cruelle.
Seïder/capitaine : Je ne te crains pas, longues oreilles. Laisse passer, ou la colère du Grand Ténébreux te fera périr dans les pires souffrances que ton peuple ait endurées.
Aelis : Je ne crains pas tes paroles, aussi blessantes soient-elles. Ton maître n’a aucun pouvoir sur ces terres. Partez immondes créatures du Noir. Vous n’êtes pas les bienvenues ici.
Le Seïder s’avance encore dans l’eau et son cri devient encore plus perçant, son cheval hennit plus. Enervé, le Seïder recule à contre cœur. Il regarde férocement les elfes et les hommes puis les Seïder s’en vont.
Jarel : Qui étaient ces hommes ?
Aelis : Des Seïder, des adorateurs d’Urgh. Ils lui avaient prêté allégeance lors de la Grande Guerre, et celui-ci, pour les remercier, leur avait offert des bagues d’or et d’argent pour qu’ils lui soient toujours fidèles. Ils ont été dupés par la force des Ubrals et sont devenus leurs esclaves car les Ubrals les ont détruits de l’intérieur. Ils sont attirés par tous ceux qui cherchent à duper leur maître et sont très puissants. Ils ont errés des années en espérant que leur gloire passée réapparaisse car ils se doutaient que s’ils n’étaient pas morts, cela signifiaient que l’un de leur maître avait survécu. Maintenant, ils écoutent leur dernier représentant.
Tara : Ils ne sont que trois ?
Aelis : Au début, ils étaient treize. Mais je ne sais pourquoi, seuls trois sont venus nous attaquer. Les dix autres doivent manigancer quelque massacre pour vous punir de leur avoir résisté. Maintenant, laissez-nous vous emmener devant notre seigneur à Avalon.
Les Elfes s’en vont.

Scène 23

Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans la cité d’Avalon, les elfes et les hommes arrivent à cheval. Ils grimpent jusqu’à l’entrée du palais de Maer.
Aelis : C’est ici que nos chemins se séparent. Mais nous nous reverrons, Agon, mon ami.
Agon : Je l’espère, Aelis, conseiller du seigneur d’Avalon. Ils descendent des chevaux. Votre aide nous a été précieuse, mon ami. Je vous en serai éternellement reconnaissant.
Aelis : Disons qu’elle efface la dette que j’avais envers vous.
Aelis salue Agon de la tête, Agon lui répond et Aelis part avec les autres elfes.
Tara : Quelle dette ?
Agon : Aelis était un ami de la fille de Maer. Il était avec elle lorsqu’elle est morte. Je suis arrivé à temps pour le sauver.
Jarel : Le seigneur des elfes a perdu sa fille ? Celle dont la beauté était éblouissante ?
Agon : Oui, et il ne lui reste qu’un fils, Mawerick. Mais cela va changer, car une nouvelle dame s’élèvera.
Maer arrive et reste devant une arche, en face d’Agon, Jarel, Tara et Oran.
Maer : Mes amis, vous qui avez passé maintes épreuves prouvant votre bonne foi, que votre séjour en cette terre vous soit plus agréable que le voyage que vous venez de faire.
Agon : Ce ne sera pas difficile à réaliser. Il se rapproche de Maer. Ils se serrent la main et, avec celle de libre, se touchent l’épaule. Je suis heureux de vous voir, même si j’aurais préféré dans de meilleures conditions.
Maer : Hélas, les temps ne sont pas bons. Maintenant, restaurez-vous et reposez-vous, votre voyage a dû être éprouvant.

Dans la chambre de Agon, celui-ci regarde une peinture d’Indis avec son frère quand Maer entre. Il reste au pas de la porte.
Maer : Elle était belle, n’est-ce pas ?
Agon : Vous aviez une fille fantastique. Elle était tellement généreuse.
Maer : Tous comme sa propre fille, j’ai cru entendre dire.
Agon : Il sourit. Oui, elles sont si ... semblables. Excusez-moi, mais je n’ai pas eu l’occasion de lui dire la vérité, Urgh nous a pris de court.
Maer : Oui, Acktalim m’a dit que lors de votre retour d’Avalon vous ne lui aviez pas dit.
Agon : J’en suis vraiment navré. Je sais combien ce doit être dur de voir en elle votre fille.
Maer : Non, je revois en elle la douceur de sa mère et je la sais protégée comme l’aurait voulu ma fille. Vous avez fait plus que ce qu’elle vous aurait demandé.
Agon : Et pourtant, je me sens responsable. Si j’avais été présent plus tôt, peut-être que votre fille ne serait pas morte.
Maer : Vous avez fait déjà beaucoup, Agon. Ne soyez pas si dur avec vous. L’ombre de votre passé semble s’étendre sur vous, passez outre cela.
Agon : Ce n’est pas possible.
Maer : Il n’est pas bon de ressasser de vieux souvenirs.
Agon : Votre fils ne semble pas de cet avis.
Maer : Mon fils a perdu sa joie de vivre lorsqu’il a perdu celle qu’il aimait le plus dans ce monde. Sa sœur lui manque comme à tout mon peuple. Ce fut une douleur supportée au fil des années par tous sauf par mon fils. Vous savez combien ils étaient proches. Tous attendent la venue de sa fille, la dernière dame d’Avalon. Ne craignez rien, avec la venue de Tara, tout ira bien.

Scène 24

Posté le 31.08.2007 par nienna
Tara se réveille. Elle regarde les environs, elle se lève et prend une robe de chambre en sois blanche. Puis, elle se dirige vers la fenêtre et regarde la cité. Lorsqu’elle se retourne, elle remarque une robe. Elle la prend à la main.

Un peu plus tard, Tara se balade dans les jardins d’Avalon (avec la robe elfique). Maer la rejoint.
Maer : Ces jardins sont époustouflants, n’est-ce pas ?
Tara : Ils sont magnifiques. Tout comme votre demeure.
Maer : Cette robe vous va à ravir.
Tara : D’où vient-elle ?
Maer : Elle appartenait à ma fille. Hélas, elle a été tuée il y a déjà fort longtemps. Cette année ce sera il y a vingt ans.
Tara : Quelle coïncidence, j’ai moi-même vingt ans.
Maer : Oui, le seigneur Agon m’a prévenu du fait qu’il n’avait eu l’occasion de vous parler. Mais je crois qu’il a déjà évoqué avec vous les elfes.
Tara : En effet, vous êtes les ennemis les plus acharnés d’Urgh. Sans vous, la Résistance ne serait rien.
Maer : C’est ce qu’Agon a dit ?! Eh bien, je ne pensais pas que nous soyons en si haute estime pour lui ! J’en suis étonné !
Tara : Il vous apprécie beaucoup, je pense. Est-ce pour cela qu’il tenait autant à venir ici ?
Maer : Oui, il y a des chances que son amour pour les elfes l’ai poussé à nous rejoindre. Mais … cela vient aussi de toi. Il y a des choses que tu ne sais pas, Tara. Des choses qui font parties de toi. Ton père était ce que l’on appelle aujourd’hui un Nallim. Les Nallim sont issus de l’amour d’elfes avec des hommes. Avec le temps, les Nallim ont perdu la physionomie des elfes, mais ont gardé nos dons. Ceux-ci ont été reniés par les elfes lorsqu’ils ont décidé de vendre leurs pouvoirs pour attiser les guerres. J’ai connu ton père, mais je pourrai dire qu’il devenait dans mon cœur comme un elfe à part entière. Ma fille, Indis, s’était éprise de lui. Elle avait choisi de quitter son immortalité pour partir loin avec ton père. Il venait de se marier, lorsqu’ils apprirent l’heureuse nouvelle de ta future naissance… Elle venait de te mettre au monde, et tes parents souhaitaient te présenter aux elfes, lorsque ta mère décida une bonne foi pour toute de renier son immortalité en participant à une célébration. Elle venait de devenir mortelle lorsque, pendant le chemin du retour chez elle, vous avez été attaqués. Les elfes qui les escortaient sont tous morts à part Aelis, qui était le meilleur ami de ta mère. Ils ont été les premières victimes de la fureur d’Urgh, c’est cette attaque qui mit les elfes à dos de ce traître mais qui marqua aussi le début de l’Aire d’Urgh. Agon, qui avait sauvé Aelis, t’a emmené dans un village, jusqu’au temps où enfin tu nous reviendrais. Tu es mi elfe, mi Nallim, et je ne doute pas que tu sois aussi courageuse que ta mère. Tu as aussi hérité de son immortalité et de ses dons puissants puisque elle était toujours immortelle lors de ta naissance.
Ils commencent à marcher.
Tara : Alors, je suis votre descendante ?
Maer : Oui. Tant de secrets entouraient ton nom, ma fille. Je pense qu’il était temps pour toi de savoir qui tu étais
Tara : Pourquoi ne pas m’avoir recueillie lors de la mort de ma mère ?
Maer : Car telle était la volonté de ma fille, Indis. Je l’aimais plus que tout dans ce monde et sa disparition fut un des plus grands chocs que connu cette terre.
Tara : Est-ce pour cela que vous n’attaquez plus Urgh ?
Maer : Indis était aimée de tous. Et sa mort mit les elfes dans un long deuil. Voici pourquoi, à jamais nous nous battrons contre Urgh. Nous ne sommes pas rancuniers, mais il est des choses que nous ne pouvons pardonner. Comme t’avoir fait orpheline. Mais enfin, tu nous es de retour !

Scène 25

Posté le 31.08.2007 par nienna
Tara est debout contre la rambarde du balcon d’une des terrasses d’Avalon donnant sur une cour centrale. Elle est un peu déboussolée. Soudain, six nains arrivent, dont Terkim et Terhos son père, à poneys.
Terkim : Le palais Avalon et ses elfes. Ce doit être une affaire urgente pour avoir fait quérir des nains en ces terres.
Terhos : Ne dit pas cela mon fils. Le seigneur des elfes qui nous reçoit est noble et grand. Peut-être que ce que nous allons voir concerne aussi les nains.
Terkim : Et depuis quand s’intéressent-ils aux nains ? Depuis que l’ombre malfaisante s’épaissit. Ils savent qu’ils ne pourront la combattre indéfiniment.
Maer, suivi de Mawerick et Acktalim, arrivent.
Maer : Bienvenu sur ces terres, Terhos fils d’Ethos, grand seigneur de la montagne. Nous n’espérions pas vous voir si tôt. N’êtes-vous pas dans les montagnes de l’ouest ?
Terhos : Les miens les ont quittées il y a bien longtemps pour revenir vers l’est.
Maer : Et voici votre fils Terkim, je suppose.
Terhos : Oui.
Maer : Sont avec moi mon fils Mawerick et Acktalim Le Sage.
Terhos : Nous connaissons bien Acktalim.
Maer : Veuillez pendre place dans les demeures que nous vous avons apprêtées. Nous ne pouvons vous donnez l’objet de votre venu pour l’heure. Mais quand les autres délégations seront présentes, j’enverrai un elfe vous cherché pour participer à un grand conseil.
Terhos : Je suis ravi que vous ayez demandé notre présence, en espérant que nos anciennes querelles soient effacées.
Maer : Elles le sont depuis longtemps dans mon cœur. Mais dans ceux de nos sujets, elles mettront sûrement du temps à s’effacer. Excusez-moi, je dois vous quitter.
Il salue les nains et part suivi de Mawerick et Acktalim.
Terkim : Je savais que nous n’étions pas venus pour rien.
Terhos : Il est temps d’oublier ta rancune envers les elfes, mon fils.
Terkim : Lorsque les elfes auront fait leurs excuses.
Terhos : Quelles excuses ?
Un elfe arrive.
Elfe : Veuillez me suivre, je vais vous conduire à votre demeure.
Ils partent avec l’elfe. En partant, Terkim lance un regard à Tara qui lui sourit. Il enlève son chapeau et Tara s’incline suivie de Terkim avant qu’il ne parte.
Terkim : Ou au moins plus de considération comme vient de le faire cette douce dame.
Terhos se retourne et voit Tara triste.

Tara rentre et au même moment Acktalim arrive.
Acktalim : Le seigneur Maer m’a informé que maintenant vous saviez à peu près tout dur vous.
Tara : Oui. Agon m’a dit que vous seriez là.
Acktalim : Oui, je suis arrivé un peu avant vous. Vous n’avez pas l’air d’aller bien.
Tara : S’il n’y avait pas eu Urgh, me l’auriez-vous dit ?
Acktalim : S’il n’y avait pas eu Urgh, vous n’auriez pas perdu votre mère, ni votre père.
Tara : Vous savez ce que je veux dire.
Acktalim : Si ce n’était que moi qui choisissait, vous l’auriez su il y a cinq ans, peut-être même plus tôt. Mais Agon avait peur pour vous, il tient énormément à vous.
Tara : Ma mère voulait vraiment cela ?
Acktalim : Elle voulait le meilleur pour vous, mais comment savoir ce qu’elle pensait être le meilleur alors qu’elle ne nous l’avait pas dit ? ... Elle a fait ce qu’elle pensait le mieux pour vous, tout comme le seigneur Maer. Il vous aurait voulu à ses côtés dès le début.
Tara : J’aurais aimé la connaître.
Acktalim : Je puis déjà vous dire que vous lui ressemblez beaucoup, dans vos traits, votre caractère...
Tara : Que vais-je devenir ?
Acktalim : Vous êtes dame d’Avalon par votre mère. La dernière que compte cette terre, c’est pourquoi les elfes vous attendent.
Tara : Les elfes … Je sais peut-être parler elfique, je connais peut-être toute leur histoire, mais je n’en suis pas un !
Acktalim : C’est inscrit dans votre cœur, le moment venu vous serez prête. Pour l’instant, les portes de celui-ci sont closes, mais viendra le jour où elles s’ouvriront, et vous saurez que faire.
Tara sort dur la terrasse et se appuie contre la rambarde. Au même moment, cinq elfes aux cheveux blonds ou châtains, dont Eolias, Elrohir et Elùng (le frère d’Eolias), arrivent. Ils descendent de leur monture quand Maer et Mawerick arrivent.
Maer : Mon ami. Elrohir.
Elrohir : Maer.
Eolias regarde autour de lui et croise le regard de Tara.
Elùng : Mon frère, ne soutient pas le regard à une femme, ne connais-tu pas les bonnes manières ?
Eolias : Ce n’est pas n’importe quelle femme. Elle ressemble à dame Indis.
Elùng : La fille du seigneur Maer est morte, Eolias.
Maer : Suivez-moi, je vais vous emmener dans votre demeure. Nous organiserons dans peu de temps un conseil.
Elrohir : Oui, je crains qu’il ne soit venu l’heure d’agir.
Maer emmène les cinq elfes dans leur demeure après que Eolias ait jeté un dernier coup d’œil sur Tara au moment où Acktalim la rejoint.
Acktalim : Elrohir et sa compagnie sont arrivés. Ses fils sont même venus.
Tara : D’où viennent-ils ?
Acktalim : D’une forêt dont le nom est inconnu aux Hommes. Mais les elfes l’appellent Nimorn, Font-De-L’Ombre, si je traduis en notre langue. Les elfes qui y vivent sont d’excellents archers. La renommée d’Elùng et d’Eolias, les fils d’Elrohir, n’est pas insignifiante, ce sont les meilleurs archers que les elfes aient connus dans toute leur histoire. Et celle-ci n’est pas aussi courte que celle des hommes de cette terre.
Tara : Que voulez-vous dire ?
Acktalim : Les elfes viennent de terres lointaines perdues. C’est une histoire longue mais peut-être qu’un jour je vous la raconterais.
Tara : Pourquoi toutes les histoires sont-elles si compliquées ?
Acktalim : Amusé : Parce que sinon nous n’aurions plus rien à raconter, ma chère Tara. Les elfes aiment conter des histoires du passé le soir. Pourquoi ne pas aller nous promener dans les champs d’Avalon, je vous raconterai un morceau de leur histoire.
Tara : J’ai déjà vu beaucoup de champs d’Avalon, mais je ne dis pas non à une histoire.
Acktalim : Vous verrez, le jardin dans lequel je vous emmène est magnifique. C’est dans ce lieu que votre mère a rencontré un jour votre père.
Acktalim sourit et part avec Tara.

Scène 26

Posté le 31.08.2007 par nienna
Acktalim conduit Tara dans un jardin extrêmement beau.
Acktalim : Ne vous l’avais-je pas dit ?
Tara : Mais vous êtes un mage ! Et tout le monde sait que les mages sont très ambigus dans leurs paroles. Et que bien souvent elles ne veulent pas dire ce que nous comprenons.
Acktalim : Est-ce ainsi que vous me voyez ?
Tara : En souriant. Vous savez combien je vous aime et vous respecte Acktalim.
Acktalim : C’est un privilège que vous m’accorder mais que je ne mérite pas. Et c’est en cela que je reconnais votre mère. Venez, poursuivons notre visite.

Dans une salle d’Avalon que Tara explore avec Acktalim, Eolias et Elùng les rejoignent.
Elùng : Ainsi voici la raison de notre présence, Acktalim LeSage prévoit quelque entreprise.
Acktalim : Surpris mais heureux. Elùng ! Je suis surpris de vous trouver ici.
Elùng : Mais pourtant mon père est présent, et je ne l’aurais abandonnez pour rien au monde dans ces temps de peine.
Acktalim : Je suis tout de même étonné que vous ayez quitté vos terres pour venir ici.
Elùng : Je pense que les temps sont finis où mon père nous protégeait Eolias et moi. Nous sommes de bons archers, nous pourrons vous aider.
Acktalim : Vous n’êtes pas de simples bons archers, mais les meilleurs qu’il m’ait été de rencontrer.
Elùng : Allons, Acktalim, vous savez que mon peuple est bien plus à l’aise avec un arc qu’avec une épée.
Eolias : Même si nous maîtrisons les deux !
Acktalim : Eolias, le fils d’Elrohir que je n’ai vu que très peu au dehors de ses terres.
Eolias : La prudence est maître mot dans la bouche de mon père.
Elùng : Mais Acktalim, vous ne nous avez pas présenté votre protégée.
Acktalim : Et veuillez m’en excuser. Je vous présente Tara, dont le nom elfique Eamanë, a été longtemps oublié, fille d’Indis et de Rowad. Elùng est surpris. Tara, je vous présente Elùng et Eolias, fils d’Elrohir, grand seigneur de la forêt Nimorn, dont je vous ai parlé.
Elùng : Mon frère avait donc raison. Il trouvait que vous ressembliez à dame Indis, et moi je ne le prenais pas au sérieux. J’avais tord.
Elùng s’incline, suivi de Eolias.
Elùng : Vous êtes en bien bonne compagnie, mon ami, comme toujours.
Acktalim : Je crains qu’il ne le faille.
Elùng : Hélas, oui. Depuis bien longtemps la paix de notre terre n’avait été troublée. Ah ! Quelle tristesse lorsque la dame Indis nous a quittés. Ce fut là la première attaque ouverte d’Urgh. Mais une nouvelle dame d’Avalon s’élève et par miracle, elle ressemble à sa mère dans sa bonté, je le sens en vous. Oui, le vent peut tourner.
Un elfe arrive.
Elfe : Le seigneur Maer m’envoie vous quérir. La dernière délégation d’homme va arriver d’un instant à l’autre. Il vous informe que le conseil va commencer d’ici peu et vous recommande de commencer à prendre place.
Elùng : Nous allons nous y rendre. L’elfe part. Veuillez nous excuser, nous allons retrouver notre père avant de rejoindre le conseil.
Eolias et Elùng s’inclinent et partent.
Acktalim : Amusé : Eolias a toujours vécu dans l’ombre de son aîné. Cependant, il le surpasse dans beaucoup de domaine.
Tara : Elùng a l’air ... plus à l’aise.
Acktalim : Il l’est en effet. Eolias n’a jamais voyagé sans son frère et seulement sur des terres loin des dangers. Elrohir a toujours tenu Eolias loin de la guerre ou de son ombre. Elùng est déjà venu à Avalon lorsque j’y étais présent. Il connaît plus de choses et sait de quoi il parle. Allons maintenant, nous devons nous rendre au conseil.
En s’y rendant.
Acktalim : La perte de votre mère a été pour les elfes une douloureuse perte. Elle n’était pas simplement dame d’Avalon mais elle occupait leur cœur. Tous l’aimaient. Lorsque Elùng a évoqué la bonté d’Indis, il en était bien loin, car ce mot est trop faible pour dire ce qu’elle était. Les elfes mirent longtemps à s’en remettre, et je ne doute plus maintenant que c’était ce que recherchait Urgh.
Tara : Mais les elfes vont mieux maintenant ?
Acktalim : Ce fut long mais oui. Tara, ce doit être dur, mais vous êtes maintenant la dame d’Avalon. Vous ne devez savoir exactement ce que cela signifie, alors je vous le dirai. Le seigneur Maer gouverne Avalon, mais en son absence ou dans bien des situations, la dame et le prince d’Avalon prennent sa place ou l’aide. Vous incarnez l’espoir. Le fils de Maer, Mawerick, est le prince. Mais souvent, les elfes ne suivent pas celui qui a le plus de pouvoir, mais celui qu’ils aiment et qu’ils respectent le plus.

Scène 27

Posté le 31.08.2007 par nienna
L’après-midi, des délégations d’hommes, de nains, d’elfes et de mages se réunissent. Sont présents : Maer, Aelis, Jarel (posé debout contre un mur, un peu à l’écart), Acktalim Le Sage (mage), Oran, Agon (habillé en seigneur Tanith), Mawerick, Terkim (nain), trois elfe dont les cheveux sont noirs ébène et cinq elfes dont les cheveux sont blonds comme l’or ou châtains dont Elrohir, Elùng et Eolias (il est un elfe des forêts). Cinq autres nains sont présents. Il y a aussi deux autres hommes. Tara (habillée en elfe) est assise à côté de Agon. Un centaure, Niilwar est à côté d’Elrohir. A part Jarel, ils sont tous assis en face de Maer et Mawerick.
Maer : La dernière délégation d’hommes arrive.
Un homme arrive avec un aigle dessiné sur son armure. Il s’agit de Detelian, prince de Taman. Il s’agenouille devant Maer.
Detelian : Pardonnez mon retard. Les routes sont de plus en plus dangereuses.
Il se relève.
Maer : Prenez place, prince du Taman. Detelian s’assied à côté de Terkim. Nous pouvons donc commencer.
Mawerick : Ce qui sera dit ici ne devra être divulgué à personne que ce soit sous la torture ou par bien d’autres méthodes. La survie des Terres Ancestrales en dépend.
Aelis : Il se lève. Jurez, pour la survie de votre race et de votre terre, que jamais vous ne direz ce qui sera dit en posant votre main sur le cœur.
Ils mettent tous la main au cœur.
Aelis : Vous avez tous jurez. Débutons le conseil.

………………………………………

Maer : Il y a maintenant vingt années qu’Urgh est à la tête des Terres Ancestrales et que nos peuples n’ont pu trouver moyen de se libérer de sa prise. Mais Urgh n’est pas notre roi, il n’a pas à l’être…
Oran : Dois-je vous rappeler que c’est vous que nous avons attendu durant ces longues années ? Quelle a été votre excuse ? Vous nous avez donné l’espoir de nous battre, puis plus rien. Vous vous cachiez de nous, du Roi, de tous. Qu’aviez-vous à cacher ?
Agon : Ne jugez pas quand vous ne connaissez rien, seigneur Oran. Les elfes sont bien plus réfléchis et sages que nous ! Laissez leur donc la possibilité de vous expliquer leurs raisons, et après vous pourrez juger !
Mawerick : Les Hommes sont toujours aussi prompts. Mais c’est à vous que nous devons cette situation, les elfes n’auraient pas dû vous proposer leur aide !
Terkim : Voici bien des paroles d’elfes. Egoïstes et blessantes pour tous les autres que leur peuple ! Essayez de penser à autre chose que vos oreilles pointues, prince d’Avalon !
Maer : Assez ! Ne voyez-vous pas que vous obéissez à ce qu’Urgh veut de nous ?! Son pouvoir entre jusque dans vos cœurs et les noircit de l’intérieur. Voyez ! Il veut nous affaiblir en se servant de nos différends ! Montrez lui que nous sommes prêts à tout pour sauver nos peuples … et cette terre qui nous est chère !
Oran : Votre discours n’a pas changé, mais les temps, si ! Où étiez-vous ?
Maer : Nous étions ici ! Mais nous étions en deuil. Vous n’avez pas d’enfants, seigneur Oran, mais avez-vous perdu un proche ?
Oran : Mon père est mort alors que nous tentions de nous enfuir de Sharika…
Maer : Voici une très triste nouvelle. J’ai moi-même perdu ma très chère fille. Tous les elfes présents sont mal-à-l’aise, gênés. Voyez la gêne lisible chez les miens. Il y a vingt ans qu’elle fut tuée par Urgh, et depuis, les elfes préparent leur vengeance. Vous n’aviez cependant pas à nous attendre pour attaquer l’imposteur ! Libre à vous de le faire quand bon vous semble ! Regardez pour exemple, le prince Detelian, ici présent. Son père est le roi Demlet. Son peuple a été ravagé, son pays pillé, mais il reste UNE défense, la citadelle Altera ! Chaque jour, le peuple du Taman envoie des légions face à Urgh.
Mawerick : Les Hommes du Taman avaient fait une promesse : il est temps qu’ils l’honorent !
Maer : Paix, mon fils ! Ne redis jamais de tels mots lors de ce conseil ! Si je vous ai réunis ici, ce n’est que pour une seule raison : Acktalim LeSage a trouvé de quelle façon nous pouvons nous libérer de l’emprise des Ubrals. Acktalim…
Acktalim : Merci votre sagesse. J’ai parcouru de nombreuses fois ces terres et j’ai pu a de nombreuses reprises en découvrir tous les secrets. Peu connaissent l’histoire de la naissance des Ubrals, c’est pourquoi je commencerai par ce point, si vous m’en donnez l’accord, maître Maer. Maer fait « oui » de la tête. Pour certains, cela débute il y a une éternité, même le grand Seigneur Maer n’était pas de ce monde. Mais ce n’était pas sur cette terre. Un bruit d’étonnement parcourt l’assemblée. Bien avant que les elfes et les hommes choisissent de vivre sur les Terres Ancestrales, ils vivaient en paix en Ëmoral. Je ne puis vous dire où cette ancienne terre se situerait de nos jours. Mais, l’immortalité des elfes faisait des envieux, et les Hommes se prirent à étudier les registres que les Dieux avaient offerts en cadeaux aux elfes. Ils y apprirent l’existence d’êtres immortels, aux pouvoirs grandioses. Ils choisirent de les invoquer sans en parler aux elfes et leur demandèrent comme récompense l’immortalité. Les Ubrals ne donnèrent pas ce présent aux Hommes, leur pouvoir était encore trop … jeune. Les Hommes durent attendre, attendre encore et toujours. Cependant, les Ubrals obéissaient aux Hommes, leur offraient richesses, pouvoirs et jeunesse. Malgré ces excès d’obligeance, les elfes furent méfiants de ceux-ci. Car ils se souvenaient des anciennes légendes qui parlaient des ces êtres aux immenses pouvoirs et ils sentaient que s’ils perdaient leur contrôle, ils ne pourraient résister contre eux. Et leurs inquiétudes furent fondées quand les véritables pouvoirs des Ubrals se révélèrent : des êtres immondes, immortels, avides de pouvoir et manipulant à leur guise treize rois Hommes ; ceux qui les avaient libéré. Oui, en effet, grâce aux Ubrals, ils devinrent immortels, mais à quel prix ? Celui de leur liberté, car dès lors, ils n’obéirent qu’à leur maître ! Les Soleram, ou les Seïder, on les craint, ils sont très forts, mais ne possèdent qu’une partie minime de la puissance de leur maître. A bord de leurs fières montures ailées, les Dragons Rouges, ils attaquèrent les Hommes et les elfes, et une guerre éternelle aurait pu se déclencher, si les Dieux n’étaient pas intervenus. Ils noyèrent la douce terre Ëmoral et envoyèrent les elfes sur des bateaux, car ils ne voulurent pas sauver les Hommes. On supposa que les Ubrals étaient morts… On supposa mal… Les descendants des rares Hommes survivants à l’inondation d’Ëmoral arrivèrent. La paix dura encore entre Hommes et elfes. Mais en arrivant, les Hommes montrèrent aux Ubrals une nouvelle terre à conquérir, où les elfes d’Ëmoral étaient cachés. Et une nouvelle guerre se déclencha, durant laquelle les Dieux ne participèrent pas. Aidés de Nemloth et de ses Dragons, les Hommes et les elfes crurent avoir vaincu tous les Ubrals. Mais l’un d’eux se réfugia dans les confins du monde. Il s’agit d’Urgh.
Terhos : Et, comment Urgh a-t-il pu survivre ?
Acktalim : Par un odieux procédé : il quitta son corps de chair et son esprit erra dans l’espace et le temps pour ne pas se faire remarquer des mages jusqu’à ce qu’il sentit l’heure de son retour.
Maer : Acktalim, dites-nous comment détruire le dernier Ubral.
Acktalim : Les Ubrals ont été amenés à la vie par des manuscrits. Nous pourrons les tuer autant de fois que nous le voudrons, si une personne mal intentionnée retrouve un de ces manuscrits, elle pourra invoquer à nouveau un Ubral. Les manuscrits de tous les Ubrals ont été détruits lors de la guerre, il me semble. Sauf un, car nous pensions que cet Ubral n’avait jamais existé : Oui, il s’agit bien du manuscrit d’Urgh.
Agon : Nous avons envoyé de nombreux espions auprès d’Urgh, ou de ses alliés. Et nous savons maintenant où se trouve ce manuscrit. Il nous faut juste trouver un de nos représentants capable de le récupérer… en Mauranie.
Detelian : Ce serait du suicide !
Acktalim : Non, pas forcément. Nous pouvons envoyer des espions auprès d’Urgh pour vous protéger et pour vous couvrir.
Jarel : Le manuscrit est dans le palais d’Urgh, le plus dur n’est pas d’entrer en Mauranie, mais de s’y rendre !
Terkim : Je veux bien vous croire !
Jarel : Croyez-moi, la Mauranie est la zone la moins surveillée que comptent nos terres !
Oran : Vous êtes-vous déjà rendu … là-bas ?
Jarel : … Oui.
Maer : Quelqu’un doit se dévouer et retrouver ce manuscrit, pour le détruire.
Tara : Mais c’est dangereux de le faire seul !
Mawerick : Pas autant qu’avec une légion entière !

Elùng : Aucun de nous ne peut abandonner les siens ! La guerre et la misère font rage sur nos terres, comment voulez-vous que nous laissions de côté la défense de nos frontières !
Terkim : Ca tombe bien, parce que je ne comptais pas laisser l’avenir de ces terres dans les mains d’un elfe aux oreilles pointues !
Eolias : Seriez-vous capable de le faire, maître nain ?
Terkim : Pas plus que vous !
Niilwar : Ce n’est pas en vous battant que nous sauverons nos terres. Si nous détruisons le manuscrit, Urgh n’aura plus la possibilité de renaître de ses cendres, mais il nous faudra aussi le détruire et ce n’est qu’en nous alliant que nous le ferons.
Maer : Ce n’est pas tout. J’ai reçu hier un message provenant d’Estelan. Je crains que leur situation ne soit compromise.
Detelian : Ils jouent avec le feu depuis le début ! Leur seigneur n’avoue pas être résistant mais nous aide en cachette ! Ce jeu double c’est retourné contre lui, semble-t-il.
Elrohir : Mais, les Estellan sont nos alliés ! Comme vous l’avez dit, prince Detelian, ils nous ont apporté de l’aide lorsque nous en réclamions ! Nous pourrions agir à l’inverse.
Maer : Voici donc ma proposition : Une Compagnie sera envoyée sur les Terres Ancestrales pour aider ceux dans le besoin. Elle accompagnera celui qui décidera de s’en aller pour la Mauranie jusqu’à ce qu’elle ne veuille plus le suivre.
Silence.
Agon : C’est à moi de le faire. C’est à moi de trouver ce manuscrit. Je dois le faire pour ne pas déshonorer mon ancêtre.
Maer : Vous ne pouvez le déshonorer, seigneur Agon. Mais si tel est votre choix…
Agon : Je l’ai fait le jour où je suis né.
Tara se lève de son siège.
Tara : Moi je n’ai jamais vraiment décidé de ma vie, je crois. Alors, j’aimerai pouvoir vous suivre.
Jarel : Je vous suis depuis que je suis en âge de me défendre. Je ne vous abandonnerais pas à une tâche si dure. Vous seul pourrez vous rendre en Mauranie, mais moi, je pourrais vous suivre jusqu’où mon labeur m’appellera.
Jarel se lève.
Jarel : Je vous suis loyal depuis tant d’années, acceptez que mon épée vous défende jusqu’à ce que je ne puisse plus rien pour vous.
Eolias se lève.
Eolias : Personne ne mérite de devoir se rendre en Mauranie seul. Vous aurez à affronter maints dangers et vous ne pourrez dans ce cas ne compter que sur vous et vos amis. Si le Seigneur des elfes et vous n’y voyez aucun désagrément, je me joindrai à cette Compagnie.
Terkim se lève.
Terkim : Alors moi aussi. Je n’aime pas les elfes, et je vous apprendrais, gente dame, à vous méfiez d’eux.
Tout le monde sourit sauf les elfes. Mais Maer et Mawerick sourient.
Maer : Amusé : Je crois, mon cher Terkim, que le mal est fait. Dame Tara, c’est ainsi qu’elle se nomme, est dame d’Avalon.
Terkim : Alors, s’il y a deux elfes, il doit y avoir deux nains !
Oran : Je ne suis ni un nain, ni un elfe, maître Terkim. Mais accepteriez-vous ma compagnie pour vous aider à supporter ces elfes qui ont l’air de vous déranger ?!
Terkim : Va pour l’humain !
Acktalim : Un nain, deux elfes et deux hommes, il ne vous manque plus que l’appui d’un mage. Et vous pourrez compter sur moi.
Maer : Une compagnie s’aventurera donc pour aider le seigneur Agon, digne descendant de ses aïeuls. Je ne puis rien dire de plus à cette heure, mais je pressens que la lumière est enfin de retour.
Detelian : Je ne peux vous accompagner dans votre tâche, mais mon cœur y est dévoué. Si un jour, vous aurez besoin de mon aide, je serai présent.
Niilwar : Je ne puis, moi non plus, vous accompagner car trop peu de centaures défendent nos terres. Hélas notre race est devenue rare et peu vivent encore pour fouler ces terres. Cependant, si vous avez un besoin d’aide, et que vous vous trouvez aux abords de nos terres, les centaures répondront présents. Et ce ne sont pas des paroles en l’air.
Maer : Alors, votre compagnie pourra partir dès que des éclaireurs confirmeront que le chemin de sortie est libre. Et à partir de ce moment-là, l’avenir de nos vies sera entre vos mains. Une fois que vous aurez quitté cette terre, nous ne pourrons plus rien pour vous, vous serez les seuls maîtres de votre aventure et de votre destiné. Bonne chance, mes amis. Reposez-vous, votre tâche sera dure.

Scène 28

Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans une salle d’Avalon, Maer regarde l’horizon quand Acktalim arrive.
Maer : Je ne vous cache pas que le choix de Tara me fait du mal. Partir pour cette quête est extrêmement dangereux pour elle.
Acktalim : Je sais, mais elle a fait son choix.
Maer : À de nombreuses reprises, Acktalim, vous m’avait été d’un grand secours. Vous avez su aider mon peuple face à de nombreux ennemis par vos conseils. Mais je ne vous comprends plus, pourquoi ne pas avoir empêcher Tara de se joindre à vous ?
Acktalim : D’ici la fin, Tara ne sera plus la même et vous le savez. Elle sortira de cette quête plus forte et plus grande que jamais. Vous le savez Maer, vous l’avez vu.
Maer : Aucun avenir n’est certain en ces temps.
Acktalim : Ce n’est pas parce que vous n’aviez pas vu que votre fille courrait un grave danger, que vous vous trompez pour Tara. Dans cette compagnie se trouvent de nombreuses personnes prêtent à donner leurs vies pour elle.
Maer : Acktalim, si Urgh n’est pas détruit et si le parchemin n’est pas brulé, je crains pour Tara. Vous le savez, vous aussi. Plus le temps passe et plus Urgh devient puissant. Il égale déjà ses prédécesseur et je n’ose imaginer les conséquences s’il anéantit cette Compagnie.
Acktalim : Votre amour pour Tara n’a fait que grandir ces dernières années. Et cet amour vous empêche de voir certaines choses ou de vous rappeler de certaines autres. Ne vous souvenez-vous pas d’il y a cinq mille ans ? Votre père vous avait éloigné de la bataille mais votre destin était de participer à celle-ci. Si la fortune a décidé qu’un fait se passerait, alors il aura lieu et aucune de vos tentatives pour l’empêcher de se produire n’aboutira. Ne l’empêcher pas de faire ce qu’elle doit faire, car elle accomplira de hauts faits, comme tous les membres de cette compagnie, mais aidez-la plutôt.

Un peu plus tard après le conseil, Eolias est à l’endroit où se tenait le conseil quand son frère et son père le rejoignent.
Elùng : Je ne veux pas que tu partes. Reviens sur ta décision et je partirais à ta place.
Eolias : J’ai fait mon choix, et je m’y tiendrai. Je ne veux pas vivre indéfiniment dans ton ombre.
Elùng : Mais cette aventure risque d’être dangereuse !
Eolias : J’en ai conscience. Je sais me battre et où je pars. Je ne crains pas le destin qui m’attend.
Elùng : Promets-moi que tu ne pars pas pour montrer que tu sais te débrouiller sans moi.
Eolias : Je pars car je sens que mon destin est scellé à cette quête et car je ne veux pas abandonner cette terre à un monstre aussi dangereux qu4urgh. Nous sommes libres et, si je dois mourir, ce sera libre et en m’étant battu et non pas en attendant la mort lorsque Urgh aura tué tous ceux que j’aime.
Elrohir : Mon fils, tu es digne des seigneurs de ta famille. Si j’avais su un jour que tu partirais pour cette aventure, jamais je ne t’aurais autant protégé. Mais le passé est révolu, forge-toi un avenir digne de celui que tu mérites.
Eolias : Il n’y rien à vous reprocher, père. Vous avez fait ce que vous pensiez qu’il y avait de mieux pour nous.
Elrohir : Jamais mon cœur ne sera aussi déchiré qu’en ce jour. Va, mon fils. Le chemin que tu as choisi est le plus honorable et pourtant je répugne à te voir partir. Mais profitons du temps qu’il nous est encore permis de te voir.
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus