Créer un blog Présentation

Nom du blog :
nienna
Description du blog :
1 peu de seigneur des anneaux, 1 soupson de fantaisy et 1 mg de fiction perso et vous avez mon blog!
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
11.11.2006
Dernière mise à jour :
01.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Accueil-info (8)
· Ange (6)
· chevaux (3)
· dessins (4)
· Dragons (2)
· Fiction X-Men (48)
· Harry Potter (2)
· La malerune (1)
· Le seigneur des anneaux (33)
· Les X-Men (10)
· ma fiction (57)
· mesptsbafouilles.centerblog.net (1)
· mythologie nordique (18)
· personnages LOTR (23)
· Saga Twilight (0)

Navigation

Accueil
Livre d'or nienna
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· elfe
· Fée protectrice
· Marvel Girl/Phénix
· elfe
· Arwen Undomiel
· Scène 46
· HISTOIRE PART VI - les déesses
· L'arbre blanc du gongor
· Étymologie
· Legolas

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

bonjour
01.10.2008
^^
19.09.2008
^^
19.09.2008
D'où provient cette image ?
30.06.2008
Super! ecrivain!!!
27.05.2008
génial ton histoire!!
06.05.2008
* invitation a découvrir dark legend
08.04.2008
Oreilles pointues et barbe
08.02.2008
les oreilles
20.01.2008
des preuves please
25.11.2007
salut
19.11.2007
MODE A PRIX FOU
16.11.2007
Pour le Rohan !!
08.11.2007
prozmiji@atlas.cz
01.11.2007
/
31.10.2007
concours
24.10.2007
bien-etre
16.10.2007
bien-etre
16.10.2007
TROP ENORME !!!!!!!!
01.10.2007
Magnifique !
19.09.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· darkside03
· critiquevideo
· snakefriends
· dakota
· cinefilms
· camille04
· sixfeetunder
· nobodycares
· filmfavori
· houseofgeeks

ma fiction

Scène 29

Posté le 31.08.2007 par nienna
Dans le plus beau jardin d’Avalon, Maer songe debout en regardant les fleurs. Tara le rejoint.
Maer : Je me doutais que tu reviendrais.
Tara : C’est étrange, moi qui pensait avoir toujours été franche avec ceux que j’aimais et qui ne supportait pas que l’on me mente ; je me rends compte que mon existence n’a jamais été ce que je croyais. Si je suis de votre famille, pourquoi ne vivais-je pas ici ?
Maer : Ce n’est pas ce que ma fille souhaitait pour toi. Elle savait que si elle mourrait, tu serais dame d’Avalon. C’est une grande responsabilité et elle voulait que tu grandisses dans la pureté de la nature, loin des dangers. C’est ce que j’ai fait. Je suis allé voir deux fermiers dans une des contrées les plus reculées des Terres Centrales loin, à l’époque, du pouvoir d’Urgh. Ils t’ont recueillie avec beaucoup de plaisir et ont promis de t’élever en osmose avec la nature. Agon veillait régulièrement sur toi, te surveillait, voyait si tu allais bien, si ce n’était pas des elfes qui s’en chargeaient. Mais Urgh s’est attaqué, un jour, à ton village. Heureusement, Agon devait te surveiller et il t’a sauvé.
Tara : Et pourquoi m’a t’il gardé chez lui, pourquoi ne m’a-t-il pas amené chez vous ?
Maer : Pour deux raisons, la première est qu’Agon te connaissait mieux que quiconque. Et puis, je ne pense pas que tu aurais cru que tu étais la fille d’un elfe si un inconnu te l’avait dit, n’ai-je pas raison ?
Tara : Si.
Maer : Tara, tu es maintenant fille d’Avalon, et je comprends que tu ne sois pas prête à l’être. Et c’est tout à ton honneur. Prends le temps qu’il te faudra, mais un jour tu devras assumer ce que tu es.
Tara : Depuis ces cinq dernières années, je regrette ma mère, enfin la femme qui m’a adoptée. Grâce à vous, et à ce que vous m’avez appris, son absence est moins douloureuse, parce que je sais que des membres de ma famille sont vivants. Je ne serais pas une dame d’Avalon aussi vite que vous ne l’espérez car c’est nouveau pour moi. Mais j’en suis honorée.
Maer : Prends le temps qu’il te faudra. Les elfes t’ont attendue vingt ans, ils pourront encore attendre. Maintenant, suis-moi, j’ai quelques présents pour toi.
Maer emmène Tara dans une salle de pierre. Au milieu de la salle, une statue de la mère de Tara tient une épée dans ses mains. Des vêtements appartenant à celle-ci sont posés sur une table en verre à côté de la statue. Un des plus bel arc elfique est posé sur une autre table de verre de l’autre côté de la statue. Derrière, il y a le carquois qui est assorti avec des flèches.
Maer : Indis, ma fille, aimait rester ici s’entraîner à l’arc. C’est pourquoi, après sa mort, j’ai fait édifier cette statue qui la représente. De nombreux elfes se rendent ici pour la pleurer car sa renommée était importante. Il prend l’épée de la statue. Je sais que tu as déjà une épée, mais celle-ci appartenait à ta mère. Elle a été forgée avec l’acier le plus beau, le plus léger et le plus solide de cette terre. Il est écrit dessus : « Tout malheur apporte de bonheur, faut-il ouvrir les yeux ».
Tara : Je ne sais pas lire l’elfique, je n’arrive qu’à le comprendre. Elle prend l’épée.
Maer : Ne dis pas cela, concentre-toi et tu verras que l’elfique fait entièrement parti de toi. Prends cette épée, elle est faite pour toi. Et une telle épée n’est pas faite pour rester enfermée mais pour défendre la bonne cause. Il prend l’arc et le tend à Tara. Celle-ci le prend. Il appartenait aussi à ta mère, et j’ai ouïe dire que tu tires aussi bien qu’elle, ce qui n’est pas peu dire. Un tel arc ne peut s’oublier dans l’abyme d’un défunt souvenir. Tu es à jamais la seule qui mérite de te battre avec. Maer donne à Tara le carquois et les flèches. Il prend pour finir les vêtements. Ta mère portait ces vêtements lorsqu’elle était jeune. Elle les affectionnait particulièrement. Prends-les, ils seront mieux sur toi qu’ici en souvenir de ta mère. Elle ne reviendra jamais, mais toi tu es là.



--

Scène 30

Posté le 31.08.2007 par nienna
Là où Tara, Agon, Jarel et Oran sont arrivés se tient la compagnie et autour, de nombreux elfes et Terhos les entourent.
Maer : Mes amis, souvenez-vous que votre serment ne se limite pas seulement à aider Agon à traverser les terres qui nous entourent pour joindre la Mauranie mais aussi à vaincre les légions d’Urgh en aidant ceux dans le besoin. Et sachez que pour cela, vous n’êtes pas dans l’obligation de suivre Agon tout le long de son dangereux chemin.
Il s’approche de Tara.
Maer : Ainsi tu as fait ton choix. J’espère que ce chemin te mènera à savoir qui tu es au fond de ton cœur, ma fille.
Maer rejoint les autres elfes alors qu’Elùng rejoint Eolias.
Elùng : Sois celui que tu as toujours été, ne cherche pas à montrer tes forces. Tu auras maintes occasions de t’illustrer.
Elùng et Eolias se serrent dans les bras.
Elùng : Mon frère.
Elùng rejoint son père.
Maer : Allez, et soyez fort. Que les Dieux vous protègent. Soyez bénis par eux pour votre périple.
La compagnie s’éloigne. Mawerick regarde Tara partir et Maer lance un dernier coup à Jarel qui acquiesce.
Mawerick : Vous aviez raison, père, elle ressemble à Indis plus que je ne l’aurais pensé.
Maer : Elle est l’avenir des elfes, mon fils. Et elle aura une tâche spéciale à accomplir avant la fin.

Les sept compagnons sont en route. Eolias et Tara ont un arc et des flèches elfiques, Acktalim porte une robe de sorcier blanche avec un bâton aussi blanc en bois.
Tara : Je suis triste de devoir quitter de telles terres. Elles sont si belles.
Agon : Elles ne seront plus ainsi dans un avenir proche si l’on ne vient pas à bout d’Urgh. Même les elfes ne résisteront pas éternellement.
Oran baisse les yeux.
Terkim : Les nains n’ont pas encore subi d’attaques. Aucun pouvoir n’effraie un nain.
Eolias : Mais vous avez répondu à notre appel, maître nain. Vous devez donc craindre le roi.
Acktalim : Il me semble que les nains et les elfes devront mettre leur rancune de côté.
Terkim : Ne me demandez pas l’impossible. Mais j’essayerai de me contrôler, si l’elfe fait de même.
Eolias : Pour les besoins de notre mission, je ferais tous ce qui est bon. Mais ce que vous me demandez est dur. Je ne vous assurerais pas d’être sans arrêt correct, mais je me maîtriserais.
Tara : Par où passerons-nous ?
Acktalim : Je ne sais pas encore. Les aigles ne viennent pas dans ses contrées. Cherchons d’abord à nous éloigner d’Avalon en direction de la Mauranie, puisque c’est là-bas que l’avenir d’Agon le porte.
Tara : Je me demande si nous reviendrons un jour ici.
Acktalim : Bien sûr que nous reverrons ces terres. Et nous reviendrons heureux car nous aurons enfin gagné la guerre contre les Ubrals et car la dame de Avalon sera à nos côtés. Mais pour cela, il faut avancer et ne plus penser aux moments passés mais seulement au présent.

Scène 31

Posté le 31.08.2007 par nienna
Ils marchent ainsi pendant plusieurs jours, traversant des prairies, des collines et des zones de rochers. Ils arrivent dans des ruines et s’arrêtent sous une arche en pierre.
Acktalim : Nous nous reposerons ici. En attendant, je vais réfléchir au chemin le plus sûr à prendre.
Acktalim s’assied sur un rocher à l’écart. Agon se dirige vers un ancien mur et regarde aux alentours par une fenêtre. Terkim s’allonge contre un escalier. Tara s’entraîne à l’épée avec Jarel ; Oran les regarde. Puis, Tara se retrouve au sol et perd son épée. Jarel s’approche d’elle et Tara lui donne un coup de pied dans le ventre. Jarel recule, trébuche et tombe au sol. Tara reprend son épée et se lève. Elle menace Jarel.
Tara : Il semblerait que je vous ai battu !
Oran et Tara sourient.
Jarel : Ne vous méprenez pas, vous êtes une femme, qui plus est, dame d’Avalon donc fille de Maer. Je ne vous aurais jamais battu.
Tara : Ainsi, vous me prenez pour plus faible que je ne suis. Amusée : Auriez-vous peur ... d’être battu par une femme, vous qui êtes le capitaine de garde du seigneur Tanith ?
Elle sourit.
Jarel : Cela ne m’est jamais arrivé ma dame.
Tara : Tara tend la main à Jarel pour qu’il se lève en souriant. Alors, il va falloir vous y habituer. Jarel se relève grâce à la main de Tara. Peut-être que l’ennemi a des femmes dans ses rangs !
Jarel : Cela m’étonnerait.
Tara : Nous pouvons toujours espérer. Un bruit strident se fait entendre, suivi d’un autre qui répond au premier. Acktalim, ce ne sont pas ...
Acktalim : Les Seïder sont à nos trousses. Il faut partir en direction des cols de Calacara. Là-bas, ils seront déroutés.
Oran : Mais c’est un très grand détour de la Mauranie ! Nous y perdront des semaines le temps d’y aller !
Acktalim : Si nous arrivons à les semer à temps, ce qui est peu probable, nous n’aurons pas à rejoindre les montagnes. Ou peut-être aurons-nous juste à contourner Calacara… Je ne sais pas encore comment l’ennemi agit et nos options dépendent de lui…
Chacun reprend ses affaires, prêt à partir. Acktalim regarde l’horizon, où il voit les cols de Calacara.
Acktalim : Les cols de Calacara sont pour l’heure, l’endroit le plus sûr pour nous. Les Seïder craignent le froid autant que l’eau. La période d’enneigement des cols a débuté il y a assez longtemps pour que les neiges soient basses. Suivez-moi !

Scène 32

Posté le 31.08.2007 par nienna
La compagnie traverse une grande vallée à droite d’un petit abri d’arbre. Les ruines sur lesquels ils se trouvaient sont derrière eux. Le temps se couvre. Acktalim et Agon marchent à l’avant. Terkim et Eolias marchent à la queue leu leu. Oran et Tara marchent l’un à côté de l’autre et parlent. Jarel ferme la marche. Parfois, des cris stridents se font entendre, mais bien plus loin.
Tara : Rassurée : Je crois qu’ils sont loin, maintenant !
Oran : Pensez-vous que les villages Résistants, tels que Sharika, sont en dangers ?
Tara : Je ne sais pas. Mais je me pose souvent la question. J’aimerais savoir si mon maître d’arme, Gorak, a survécu. J’ai déjà rencontré Urgh et je sais qu’il est intraitable.
Oran : Le seigneur Agon m’en avait parlé. Je suis vraiment désolé.
Tara : Cela fait déjà cinq ans, je crois que j’ai appris à vivre avec cette histoire en moi. Mais j’ai toujours eu l’impression d’être responsable parce que je n’étais pas présente.
Oran : Vous n’y êtes pour rien, vous avez fait ce que vous pouviez.
Tara : Elle regarde aux alentours. Je sais, je viens de m’en rendre compte.
Oran : Vous êtes mystérieuse, dame Tara. Je ressens que de nombreux secrets vous entourent.
Tara : Elle sourit. Oui, quelques un. Il me pèse, mais je ne suis pas prête à les accepter. Pour l’heure, il faut nous consacrer sur la tâche qui nous a été assignée.
Oran : Il sourit. Et ce ne sera pas facile !
Ils sourient.

Scène 33

Posté le 31.08.2007 par nienna
Acktalim et Agon parlent ensemble.
Acktalim : Les Seïder ont bougé bien avant que je ne l’espérais. Je ne sais ce qu’Urgh fera, mais le coup sera dur.
Agon : Que pressentez-vous ?
Acktalim : Tous me paraît incertain en ces heures sombres. Tout comme pour les elfes.
Agon : J’aurais dû vous écouter bien plus tôt et quitter mes terres il y a déjà cinq ans.
Acktalim : Ne regrettez pas vos actes passés. Ce sont eux qui façonnent votre avenir.
Agon : Par où comptez-vous passer pour rejoindre la Mauranie ?
Acktalim : Nous devrons traverser l’Andora le plus tôt possible. Les Seïder craingnent l’eau. Donc plus nous passerons vers le Sud, plus nous nous éloignerons du pont le plus près.
Agon : Mais vous savez très bien qu’il n’a pas fait appel qu’aux Seïder.
Acktalim : On ne peut rien avancer pour le moment. Et vous savez très bien que je n’aime croire que ce que je vois.
Agon : En effet, j’en ai pris l’habitude. Petit silence. Je m’inquiète pour Tara, le choix qu’elle a fait de venir avec nous ...
Acktalim : Je n’aurais jamais cru qu’elle agirait ainsi, je suis agréablement surpris. Mais nous aurons besoin de toute l’aide possible pour lever toute une armé contre Urgh. L’avoir à nos côtés n’est pas sans importance.
Agon : Mais si elle périt ?
Acktalim : Rien n’est plus prévisible mais … je pense que Tara ne court aucun danger, pour l’heure. L’ennemi ne sait pas QUI elle est, elle a donc encore ne petite chance.

Ils marchent jusqu’à la fin de la journée et s’arrêtent au pied d’une montagne dont le sommet est enneigé. Ils se mettent dans un abri fait par quelques rochers. Au centre il y a un petit feu.
Acktalim : Nous nous reposerons ici cette nuit. Nous ferons un tour de garde de deux personnes qui changeront toutes les deux heures. Je passerais seul. Maintenant reposez-vous, Eolias et Tara, vous commencerez la garde en premiers, suivis de Jarel et Oran, puis de Terkim et Agon et enfin je passerais le dernier, je pourrais ainsi prévoir ce que nous ferons demain. Mais je crains que pour ceux qui n’aiment pas la montagne, vous devrez surmonter cela. Grimper celle-ci pourrait nous économiser quelques jours de marche, en plus de nous protéger des Seïder...
Oran : Mais la montagne est pleine de neige, cela pourrait nous ralentir.
Terkim : Je croyais que vous aviez dit que nous contournerions la montagne.
Acktalim : Enervé : Eh bien j’ai changé d’avis, Terkim. Il faut éloigner les Seïder et le meilleur moyen est de passer par Calacara. Et si vous avez une meilleure solution, donnez-la-moi. Je suis ouvert à toutes les autres propositions.
Terkim : On ne dirait pas !
Acktalim : Et espérons que nous aurons de la chance. Sinon, nous devrons passer par les marais. Reprenez des forces, maintenant.
Terkim : Ouvert ?!

Scène 34

Posté le 31.08.2007 par nienna
Toute la Compagnie sauf Tara et Eolias va se coucher autour du feu. En attendant, Tara vérifie l’état de son arc, de ses flèches, de son épée et de ses deux poignards. Eolias regarde le feu d’un air pensif. Soudain, un beau bruit de cri retentit dans le lointain ce qui met Eolias et Tara sur la défensive. Puis il y a un bruissement de feuilles.
Tara : Avez-vous entendu ?
Eolias : Oui, mais c’était très lointain. Au-delà des Monts Calacara, je pense.
Tara : Que croyez-vous que ça puisse être ?
Eolias : Une vieille légende elfique parlait de cette montagne comme de l’âme de la nature. Elle gouverne l’environnement qui l’entoure, et il semblerait qu’elle soit en train de parler à quelqu’un.
Tara : A la fois surprise et inquiète : A qui ?
Eolias : Qui sait ? Peut-être aux animaux ?
Tara : Peut-être à Urgh.
Eolias : Je ne pense pas, ce langage est trop beau pour qu’il soit adressé et compris par un Ubral.
Tara : Le comprenez-vous ?
Eolias : Non, bien sûr que non. Je pense que seule la nature peut comprendre un tel langage, si elle peut le comprendre.
Tara : Vous connaissez étonnamment de choses sur la vie ici.
Eolias : Mon père est le souverain de la forêt Font-De-L’Ombre, et pendant longtemps j’ai voyagé sur ces terres avec mon frère. J’ai donc eu l’occasion de me documenter. Mais ces terres sont étendues, et je ne connais que peu de territoires.
Tara : Mais vous connaissez celui-ci. Qu’en pensez-vous ?
Eolias : Rien de bon tant que le sol est recouvert de la neige, et ce sera pire s’il neige. Mais Acktalim Le Sage est avec nous, nous pouvons donc espérer une petite chance.
Tara : Acktalim est un bon magicien. Avec lui, il y a toujours de l’espoir.

Scène 35

Posté le 31.08.2007 par nienna
Le lendemain matin, la Compagnie est en marche dans la montagne. Très vite, ils arrivent à un endroit où il y a de la neige. Ils marchent à la que leu leu alors qu’ils grimpent de plus en plus haut. Au milieu de la journée, la neige commence à tomber et en peu de temps ça devient une tempête incroyable. La Compagnie lutte pour avancer, même si Acktalim est devant. Ils sont obligés de crier pour s’entendre.
Agon : Acktalim ! Il se rapproche d’Acktalim. Je pense qu’il faut rebrousser chemin.
Acktalim : Non ! On ne peut pas ! Il faut passer par cette montagne ou les Seïder auront plus de chances de nous retrouver !
Agon : Vous avez très bien vu que l’on ne peut pas aller plus loin. Il faut faire demi-tour !
Tara glisse soudain et tombe brutalement par terre dans la neige et n’arrive pas à se relever. Oran et Jarel court l’aider à se relever.
Jarel : Tara ! Tara tremble de froid et Jarel la prend dans ses bras pour la réchauffer. Il faut faire une pause. Tara est morte de froid. Si on ne s’arrête pas, elle va mourir !
Il porte Tara.
Acktalim : On ne peut pas, il faut avancer tant qu’on le peut.
Jarel : Justement, Tara ne va pas pouvoir aller plus loin.
Acktalim : Il n’y a nulle part où se reposer.
Agon : En montrant un petit abri. Si, ici. Je pense que ça pourrait faire l’affaire si on fait un feu.
Ils vont sous l’abri et Jarel pose Tara au sol après que Oran ait enlevé le plus de neige qu’il l’a pu. Eolias et Agon entasse plusieurs fagots de bois.
Acktalim : Il pointe son bâton en direction des fagots. Nahara kalim alorez etinles. Les fagots prennent feu, d’une couleur violacée. Je pense que ces flammes tiendront un certains temps, mais même un feu magique ne tiendra pas avec une telle tempête. Alors, espérons que Tara soit assez forte et qu’elle s’en remette vite.
Jarel met sa veste sur Tara.
Jarel : On ne peut pas continuer ! C’est comme si la montagne nous rejetait.
Eolias : Qui vient de réfléchir, inquiet. Elle nous rejette ! Tara et moi avons entendu un bruit cette nuit, c’était la montagne.
Oran : Surpris : La ... la montagne ?!
Acktalim : Oui, cette montagne parle à la nature, elle la gouverne et la protège.
Jarel : Vous croyez qu’elle la protège contre nous ?
Acktalim : Je le crains.
Oran : Ne faudrait-il pas partir ? Enfin, ne serait-ce pas conseillé ?
Acktalim : Conseillé ? En temps normal, le conseil le plus élémentaire aurait été de ne pas approcher cette montagne ! Mais voyez-vous, ce ne sont pas des temps normaux ... Nous devons essayer de continuer. Si nous contournons la montagne, nous devrons passer par les marais.
Agon : Même si les marais sont extrêmement dangereux, je crois que c’est la meilleure solution pour nous. Pas vous ?
Acktalim : Résigné : Alors, nous devrons passer par la falaise de Cliegstone. Et pour cela, il faut que Tara aille mieux. Reposez-vous, nous devrons passer la nuit ici. La falaise est déjà dangereuse en plein jour, inutile de s’y risquer la nuit.
Ils vont tous se coucher sauf Oran et Jarel. Ce dernier reste à côté de Tara le long de sa garde.
Oran : J’espère que sa santé va s’améliorer.
Jarel : Moi aussi, je m’en voudrais de la perdre. J’ai fait une promesse au roi Maer, et je compte la tenir.
Oran : Quelle promesse ?

[i]Jarel se souvient du matin juste avant de partir d’Avalon. Il était dans sa chambre et venait de se réveiller lorsque Maer arrive à l’entrée de la chambre. Il était encore dans son lit.
Maer : J’espère que je ne vous dérange pas ?
Jarel : Non, je venais de me réveiller.
Maer : Bien, je comptais vous parler.
Jarel : Il bondit de son lit. De quoi voulez-vous discuter ?
Maer : De Tara. Je pense que vous savez de quoi nous avons parlé hier ensemble.
Jarel : Oui, le seigneur Agon m’en avait touché un mot. Il appréhendait ce moment depuis son arrivée chez nous.
Maer : Depuis quand servez-vous le seigneur Agon ?
Jarel : Je le sers depuis plus de quinze ans. J’étais alors encore un enfant. Pourquoi ?
Maer : J’ai entendu dire que vous étiez assez proche de Tara.
Jarel : Je la considère comme ma fille.
Maer : Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une entière confiance en vous. C’est pourquoi je vous demanderai une faveur : pourrais-je compter sur vous pour veiller sur Tara ?
Jarel : Ce serait un honneur pour moi, Monseigneur.
Maer : Bien, alors, promettez-moi de la protéger et de ne jamais la laisser seule.
Jarel : Mais, et le seigneur Agon ?
Maer : Il s’agit de mon héritière, de mon sang…
Jarel : Vous savez que vous pourrez toujours compter sur moi.[/i]

De retour dans l’abri de la montagne.
Oran : Je comprends. Mais tu n’as jamais failli à ta tâche.
Jarel : Pour l’instant.

Scène 36

Posté le 31.08.2007 par nienna
Un peu plus tard dans la nuit, alors qu’Agon et Terkim sont de garde.
Terkim : Peu d’hommes de votre race connaissent l’existence des nains, n’est-ce pas ?
Agon : Je dirais plutôt que nous n’en croisons pas fréquemment, ce qui implique que beaucoup d’entre nous n’y croient plus, ou les assimilent à des légendes farfelues !
Terkim : Justement, c’est idiot parce que dans les Terres Ancestrales, il y a de nombreux nains. Mais seulement, vous ne les voyez pas. Ou vous n’ouvrez pas les yeux. Je pourrais vous parler de l’histoire des nains, mais elle serait trop longue.
Agon : Je pense que vous pourriez un peu m’en parler, il faut bien passer le temps.
Terkim : Avec plaisir, je n’ai pas l’habitude de voir quelqu’un qui s’intéresse à cela. Pour commencer, c’est Nerlos des Monts Calacara qui emmena une petite tribu de nains ... Tara toussote ce qui interrompt Terkim. Surpris : C’est moi, ou Tara a toussé ?
Agon : Elle a toussé. Ils se dirigent tous les deux à côté de Tara. Tara, Tara, tu m’entends ?
Terkim : Je pense qu’elle n’est pas encore avec nous.
Agon : Il part réveiller Acktalim. Je pense que Tara va mieux, enfin, il semblerait. Il faudrait que vous alliez la voir. Acktalim se lève.
Acktalim : Que s’est-il passé ?
Agon : Rien de bien important, mais je me disais qu’avec vos pouvoirs, vous pourriez l’aider.
Terkim : Elle a toussé. Ce n’est peut-être pas important, mais rien n’est important dans ce monde, me direz-vous.
Acktalim : En rejoignant Tara et en mettant sa main sur son front. Non, je ne vous le dirais pas, Terkim, mais je le pense. Tara va mieux, vous aviez raison. Elle avait attrapé froid, mais il semble que tout soit rentré dans l’ordre.
Eolias : Il se lève alors qu’il faisait croire aux autres qu’il dormait. Cela ne m’étonne pas.
Agon : Vous ne dormiez pas ?
Eolias : Je n’étais pas fatigué.
Acktalim : Je pense que nous pourrons passer par les falaises dès demain matin si tous se passe bien. Je vais continuer de m’occuper de Tara le reste de la nuit. Reposez-vous, nous aurons beaucoup de marche à faire.
Eolias, Agon et Terkim retourne se coucher.
Acktalim : Eh bien, il semblerait que vous alliez mieux. Il remet sa main sur le front et l’autre un peu en dessous de son cou, sur le haut de la poitrine. Halbereth nahart muerbos. Halbereth nahart muerbos. Hahalsat mehor nadior.
Tara toussote et bouge un peu. Acktalim se rapproche du feu. Tara s’assied.
Acktalim : J’espère que vous allez mieux. Vous avez dormi six heures.
Tara : Je ne comprends pas, je me sentais tellement à bout de souffle ! Comme si, une voix en moi me disait de ne pas me relever.
Acktalim : Moi non plus, je ne comprends pas. Mais une chose est sûre, vous êtes très sensible au pouvoir grandissant d’Urgh.
Tara : Pourquoi ?
Acktalim : Je ne sais pas. Peut-être parce que vous êtes une elfe qui a été élevée dans la paix et loin des conflits.
Tara : Que dois-je faire ?
Acktalim : Vous accrochez. Bon nombre d’ente nous veillent sur vous car vous êtes une femme, et pas n’importe laquelle. Laissez votre nature sortir, et devenez celle que vous devez être.
Tara : Ce n’est pas aussi facile. Je dois être quelqu’un que je n’ai jamais été en peu de temps.
Acktalim : Je sais que cela viendra au fur et à mesure du temps que vous passerez en cette quête. Continuez à vous battre comme vous l’avez fait cette nuit ; parfois, les plus belles batailles se font contre notre inconscient !

Scène 37

Posté le 31.08.2007 par nienna
Le lendemain matin, Tara est debout contre un mur, Acktalim regarde l’extérieur la neige qui tombe, Eolias plie ses bagages et Agon regarde le feu. Terkim se lève.
Terkim : Eh bien, c’est une ambiance morbide qui règne ici !
Tara : Il neige, il neige et il neige encore. Est-ce sans fin ?
Eolias : Les neiges tombent tôt ici. En plein hiver, certains elfes ont vu plus d’un furlong d’épaisseur de neige, un peu plus bas !
Terkim : Un furlong ?! Je comprends alors pourquoi vous êtes si malheureux !
Acktalim : Nous devrions réveiller les autres. J’ai attendu le plus longtemps que les chutes de neiges prennent fin, mais, elles semblent sans fin !
Agon se lève et secoue Jarel.
Agon : Jarel, il est l’heure de te réveiller.
Jarel : Qui « émerge » : Que se passe-t-il ?
Tara : Il est temps de vous lever et de vous préparer, nous allons bientôt partir.
Agon part réveiller Oran.
Jarel : Tara ! Comment allez-vous ?
Tara : Mieux qu’hier !
Jarel : Il sort de son lit. Si j’avais su ... Il regarde Acktalim. Vous auriez dû me prévenir qu’elle s’était réveillée.
Acktalim : Je ne vous aurais pas réveillé, pour cela. Je sais que vous avez besoin de dormir.
Tara : Elle sourit. C’est moi qui n’ai pas voulu. Je ne voulais pas vous réveiller.
Jarel : Vous ne vous attardez qu’à des petits détails. Je voulais vraiment que vous me réveilliez.
Tara : Je sais que vous devez veiller sur moi. Mais à force de le faire, vous allez craquer. Dans de telles terres, prenez d’abord garde à vous.
Acktalim : J’ai bien peur que Tara n’ait raison. Croyez-moi, même si le seigneur Maer vous l’a lui-même demandé, il ne faut pas que vous ne veillez que sur Tara mais sur vous aussi.
Agon : Arrivant. D’ailleurs, si je ne me trompe pas, tout le monde protège Tara à sa manière. Mais ce n’est pas une simple femme que nous avons en face de nous, c’est l’héritière du Seigneur Maer. Elle est donc puissante, même si elle ne le sait pas encore.
Oran arrive.
Acktalim : Bien, si la compagnie est prête, nous pouvons partir !

Scène 38

Posté le 31.08.2007 par nienna
La Compagnie quitte l’abri et se dirige vers le bas de la montagne en passant plus à l’Ouest que lorsqu’ils sont montés. La tempête fait à nouveau rage et se défoule sur la Compagnie. Acktalim passe encore devant les autres, Eolias le suit de près. Agon et Tara sont derrière lui, puis il y a Terkim, Oran et Jarel. Ils sont encore obligés de crier pour s’entendre.
Acktalim : En montrant le Sud-ouest. Nous allons passer par ici puis nous traversons la falaise de Cliegstone. Je pense qu’avant demain soir, nous serons arrivés loin de la tempête.
Le vent souffle et siffle comme une plainte très peu bruyante.
Tara : Vous avez entendu ?
Eolias : C’est encore la montagne. Elle gronde comme si elle se déchirait.
Agon : Nous avons vraiment fait une grave erreur en passant dans cette montagne, nous n’étions pas les bienvenus.

Ils continuent à marcher toute la journée et à la fin de l’après-midi, ils arrivent dans une zone où il y a encore plus de neige. Un peu plus loin se trouve une falaise. Ils s’arrêtent au bord d’un grand rocher qui sort de la neige.
Acktalim : Nous nous reposerons ici, je ne pensais pas que nous étions si loin des falaises.
Oran : Quand allons-nous traverser les falaises ?
Acktalim : Pas cette nuit, ce serait bien trop dangereux ! Nous devrons dormir ici, si vous en avez le cœur. Mais dans notre infortune, nous avons eu de la chance, si l’on peut l’appeler ainsi, la tempête s’est calmée.
Terkim : Je me demande si c’est vraiment de la chance. Je verrais cela comme un calme avant la tempête, si c’est ce qu’on pourrait qualifier de calme.
Acktalim : Nous ne trouverons pas d’abri ce soir, ni même peut-être demain. Sortez vos couvertures et vos habits chauds, si vous ne les avez pas encore mis, la nuit sera froide.
Terkim : Et bien, j’espère que la nuit passera rapidement.
Acktalim : Ce ne sera sûrement pas le cas.

Durant la nuit, personne ne dort vraiment. Tara somnole et parfois réussit à dormir quelques minutes. Acktalim reste les yeux ouverts et parfois murmure des paroles qui n’ont aucun sens. Agon dort et Jarel et Oran sont callés l’un contre l’autre, somnolents parfois. Terkim est entassé sous trois couvertures et ronfle. Eolias regarde l’extérieur. Jarel se lève et rejoint Eolias.
Eolias : Si l’on suit les recommandations d’Acktalim, vous devriez vous reposer !
Jarel : Je n’arrive pas à dormir ! Personne ici n’arrive à dormir ! Et lorsque le sommeil nous gagne, nous sommes rattrapés par quelques mauvais rêves ! Et vous, vous avez beau être un elfe, je n’ai pas le souvenir de vous avoir beaucoup vu dormir, ces derniers jours.
Eolias : Je ne préfère pas m’assoupir tant que nous serons sur cette montagne.
Jarel : Si je possédais une telle résistance à la fatigue, je ferais comme vous. Mais, je ressens en moi comme le poids de milliers d’années qui tombent sur mes épaules.
Eolias : Je le ressens aussi, à ma manière ! Je pense que cela vient de la montagne. Calacara est étrange, elle résiste à tout être vivant, qui pourrait s’avérer nocif !
Jarel : Ne me parlez pas d’étranges rumeurs qui courent sur ces cols avant que nous ne soyons à des lieux d’ici ! Cet univers hivernal me glace assez le sang !
Eolias : Demain, nous atteindrons la falaise, et nous emprunterons les marais. Reposez-vous, car de dures épreuves nous attendent encore.
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus